Plan de la CDPQ Infra: Duclos se dit encouragé et propose d’abaisser le tablier du pont de Québec

Dominique Lelièvre
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Le ministre Jean-Yves Duclos s’est dit encouragé, mercredi, par la proposition de la CDPQ Infra pour la mobilité à Québec, tout en préconisant d’abaisser le tablier du pont de Québec pour répondre aux préoccupations concernant la sécurité du transport de marchandises.
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«C’est un plan qui m’encourage beaucoup pour l’avenir du transport et du transport en commun dans la région de Québec», a réagi le ministre fédéral et député de Québec, en entrevue avec Le Journal.
Il salue le choix du tramway à titre de colonne vertébrale et voit d’un bon œil la volonté de desservir d’autres arrondissements et la Rive-Sud.
«Ça va faire adhérer beaucoup plus de gens que ce qu’on a pu voir au cours des dernières années. On va tous en profiter qu’il y ait moins de congestion et de pollution, et les gens qui habitent plus en banlieue vont voir qu’eux aussi vont en profiter», pense-t-il.
Il invite à limiter tout délai supplémentaire, car «chaque mois de retard ajoute des dizaines de millions de dollars juste par l’inflation» et «les besoins à Québec sont énormes».
«La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement canadien a toujours été là pour financer à hauteur de 40% les investissements pour le transport moderne», laisse-t-il entendre.
Pont de Québec
Fait nouveau, le ministre fédéral plaide que le rachat du pont de Québec par Ottawa, en mai, change la donne et qu’on pourrait s’en servir pour répondre «rapidement, facilement et à faible coût», au moins en partie, aux préoccupations soulevées par l’absence de deuxième lien pour le transport lourd en cas de problème sur le pont Pierre-Laporte.
«Ce qu’on sait des experts, c’est qu’on pourrait abaisser et on peut abaisser le tablier du pont au cours des prochains mois et des prochaines années d’à peu près quatre pieds et ça permettrait de faire circuler des camions lourds», soulève-t-il.
«Une fois refait, le tablier est là pour au moins 60 années et en abaissant ce tablier, et bien on répond à une des craintes qui a circulé au cours des derniers jours par rapport à la sécurité économique, c’est-à-dire au passage de camions lourds d’une rive à une autre».
Selon la CDPQi, plusieurs intervenants ont soulevé cet enjeu lors des consultations, mais elle a estimé que c'était en dehors de son mandat. Mardi, la ministre Geneviève Guilbault avait affirmé qu’«il est irresponsable de n'avoir qu'un seul lien permettant le transport de marchandises dans l'est du Québec».
Dans les dernières semaines, le gouvernement du Québec, qui est responsable de l’entretien du tablier et prévoit de le refaire à neuf, a toutefois paru peu enclin à l’idée d’abaisser le tablier soulevée par le négociateur Yvon Charest et les oppositions.
M. Duclos a précisé qu’il ne cherche pas ainsi à prouver que le 3e lien n’est pas nécessaire. «Le gouvernement du Québec décidera de la manière dont il voudra traiter de cette préoccupation.»
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