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Plaidoyer pour le retour des sports d’équipe rapidement

Les fédérations se disent prêtes à respecter les mesures sanitaires

Photo portrait de Stéphanie  Martin

Stéphanie Martin

2021-02-04T05:00:00Z

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Les fédérations sportives souhaitent le retour au jeu le plus rapidement possible et espèrent que le sport d’équipe fera partie de la prochaine vague de déconfinement.

Les associations plaident en chœur que les jeunes doivent recommencer à bouger. Le système sportif a démontré l’été dernier qu’il est capable de maintenir un environnement sécuritaire, sans éclosions, rappelle Mathieu Chamberland, directeur général de Soccer Québec.

Pour Hockey Québec, la situation est particulièrement urgente. « On est les plus affectés », convient la directrice des communications, Marie-Joël Desaulniers. Les hockeyeurs ont rangé leurs patins en octobre, alors que la saison allait prendre son envol. La Fédération assure cependant qu’« on n’annulera pas la saison de hockey. Si elle dure un mois, elle durera un mois. » 

Tous sports confondus

L’objectif, dit-elle, c’est que les jeunes retournent sur les patinoires, ne serait-ce que pour des entraînements en petits groupes.

« On souhaite faire partie du prochain déconfinement », affirme Mme Desaulniers. Et l’organisation du hockey a un plan déjà prêt pour la remise en marche du sport.

Chez Baseball Québec, on entame la période d’inscriptions pour l’été. Même si la fédération a du temps devant elle, son directeur général, Maxime Lamarche, estime qu’« il faut que les jeunes recommencent à bouger, peu importe le sport ». Surtout pour les athlètes de haute performance, plaide-t-il. Car ceux-ci sont privés d’entraînement depuis plusieurs mois. « Plus tôt que tard, les joueurs doivent retourner à l’entraînement. »

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Mathieu Chamberland acquiesce. Il se dit « déçu et inquiet pour les jeunes ». Lors des prochaines annonces gouvernementales, « on souhaite que le sport soit considéré ».

Dommages collatéraux

La pause forcée des sports a aussi des effets collatéraux chez les opérateurs d’installations sportives. Pour Éric Alarie, directeur général au complexe privé Les 3 Glaces, à Québec, l’interruption du hockey coûte cher. Le manque à gagner est d’un million de dollars depuis octobre. Si les fermetures perdurent, c’est une perte de 1,5 à 2 millions $ qu’il devra essuyer, anticipe-t-il.

Ce qui fait mal, en ce moment, est l’interdiction complète des sports intérieurs en zone rouge. Ainsi, le complexe est privé de revenus de location de glace pour des entraînements privés ou en bulle familiale. Tout se jouera dans les prochaines semaines pour la saison de hockey, croit-il, parce qu’à la mi-mars, « ça commence à être tard un peu ». 

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