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Les États-Unis gagneront facilement le tournoi

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-02-12T23:10:00Z
2025-02-12T23:20:00Z

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La Confrontation des 4 nations a essuyé à tort ou à raison un feu nourri de critiques. La principale concernant l’absence des Russes, exclus en même temps que leur pays. 

J’ai l’impression que la Ligue nationale a choisi une option facile au détriment du gros bon sens. Elle a permis aux vedettes russes de remplir le filet et les arénas du circuit, mais leur a bloqué l’accès à la grande scène à saveur internationale. La ligue parle des deux côtés de la bouche.

Toutefois, si les Russes étaient présents à Montréal, qui n’y serait pas ? Comment exclure la Suède ou la Finlande ? Impensable. Tenir cette confrontation avec cinq nations n’était pas impossible, mais en respectant le principe du tournoi à la ronde, on parlerait de la présentation de 11 matchs incluant la grande finale. La pause aurait été trop longue et la commande trop ambitieuse pour des joueurs impliqués au cœur d’une saison régulière et ses enjeux. N’empêche que la ligue devra réviser sa formule pour les présentations à venir.

En attendant, ce qui a été objet de discussions et de critiques devient un gros avantage :

- quatre nations dans un tournoi à la ronde, les deux premières au classement accédant à une grande finale disputée sur un seul match;

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- sept duels au total incluant la finale, tous avec un enjeu crucial; une mauvaise soirée et ta nation est dans le trouble, puis, deux mauvaises et elle est éliminée.

Duel attendu

Bien entendu, certains matchs suscitent un intérêt plus important. Le face-à-face Canada-États-Unis prévu samedi à Montréal est le point culminant du tournoi à la ronde pour les partisans nord-américains. On tient pour acquis qu’il s’agira du premier de deux duels entre les deux grandes rivales. On franchit aisément le pas pour convenir que les deux nations se reverront en grande finale à Boston.

C’est un fait que si la logique est respectée, Sidney Crosby et Auston Matthews atteindront le match ultime. Toutefois, il est hasardeux d’éliminer d’emblée la Suède et la Finlande; ça va très vite dans un tournoi à la ronde. Les Suédois et les Finlandais pratiquent en sélection nationale un style qui leur est propre.

Ils sont spécialistes pour faire mal paraître leurs adversaires en appliquant une pression constante sur le porteur du disque et en excellant en possession de rondelle. Ils sont très à l’aise dans les rencontres à bas pointage. Ce serait une grossière erreur de les prendre à la légère.

Quant aux Américains, je les sens engagés comme si le sort de leur pays dépendait du triomphe souhaité. Ils ne laissent rien au hasard. La présence du papa éploré Guy Gaudreau avec le personnel technique stimule le groupe.

Certains médaillés d’or du miracle de Lake Placid aux Jeux de 1980 sont présents à Montréal cette semaine. Leur présence est immense symboliquement. Elle rappelle tout le chemin parcouru pour faire des États-Unis une nation dominante en hockey sur glace masculin.

Personne n’accordait la moindre chance aux collégiens d’Herb Brooks de terrasser les puissants représentants de l’URSS en 1980 et pourtant, ils ont triomphé.

En 2025, les Américains amorcent les tournois internationaux au sommet de la montagne, dans la peau des favoris. Il se développe désormais une quantité impressionnante de bons joueurs de hockey chez l’Oncle Sam. Leur recette est éprouvée et surfinancée par les autorités de la Ligue nationale, Gary Bettman en tête. Celui-ci a compris qu’un hockey en ébullition au cœur de la première puissance du monde libre assurerait la pérennité de son circuit.

Les Américains gagneront cette Confrontation des 4 nations. J’ose avancer qu’ils le feront de manière théâtrale, mais assez aisément. J’espère seulement que le Canada évitera de reproduire la honte de ses joueurs juniors des Fêtes et atteindra à tout le moins le match ultime, ce qui n’est vraiment pas chose faite.

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