Pierre Turgeon revient sur la relation Roy-Tremblay : «je le savais»

Agence QMI
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Le très médiatisé dernier match de Patrick Roy dans l’uniforme du Canadien de Montréal en sera l’automne prochain à son 30e anniversaire et certains acteurs de cette soirée marquante en parlent encore aujourd’hui.
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C’est ainsi le cas de l’ex-attaquant Pierre Turgeon, qui a évolué avec le Bleu-Blanc-Rouge entre avril 1995 et octobre 1996. Avant la rencontre fatidique du 2 décembre 1995 s’étant conclue par un honteux revers de 11 à 1 aux mains des Red Wings de Detroit et la sortie fracassante de Roy, le numéro 77 du CH se doutait déjà que la relation entre l’entraîneur-chef de l’époque, Mario Tremblay, et «Casseau» était acrimonieuse.
Dans une entrevue diffusée mardi par l’équipe du balado «Spittin’ Chiclets», Turgeon a rappelé qu’il se rendait quotidiennement avec Roy, son voisin à ce moment-là, au Forum ou à l’entraînement.
«Je le savais dès le départ, a-t-il affirmé quant à l’idée d’un divorce entre Roy et le CH, ce qui fut officiellement confirmé quatre jours après la dégelée aux mains des Wings. Il s’agissait seulement d’une question de temps. Je ne savais pas quand précisément, mais il est clair que ça allait arriver.»
“It’s happening. It’s a matter of time and when, don’t know. But, it’s going to happen.”
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) August 12, 2025
Pierre Turgeon knew Patrick Roy and the Canadiens were a ticking time bomb because he would drive to the rink with Roy and hear about it every day. https://t.co/HwThG4L7b6 pic.twitter.com/dHkCrpHBrj
En fait, le natif de l’Abitibi-Témiscamingue s’est rapidement forgé une opinion quand Tremblay a rassemblé ses joueurs peu après son embauche, le tout suivant le congédiement de Jacques Demers et de Serge Savard.
«Je me souviens que j’étais assis dans le vestiaire au cours de notre première réunion. Mario s’est présenté et il y a aussitôt eu un problème. Il disait qu’il était le patron. Or, ça n’a pas fonctionné, a indiqué Turgeon. Patrick détenait beaucoup de pouvoir. Si quelqu’un comme Wayne Gretzky ou Mario Lemieux disait à son instructeur qu’il devait prendre un congé, bien, c’est ainsi que ça se passait. Patrick était l’un de ces gars-là.»
«[...] Il est capable de dire oui à un entraîneur. Néanmoins, il avait l’habitude de déterminer les matchs qu’il allait jouer, peu importe le nombre», a-t-il aussi mentionné à propos de Roy.
Ce dernier a pris le chemin de l’Avalanche du Colorado le 6 décembre 1995 en compagnie du capitaine Mike Keane : c’est Turgeon qui a hérité de la lettre «C» après la transaction.