Pierre-Luc Dubois au plus sacrant


Réjean Tremblay
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J’ai été long à convaincre mais je partage aujourd’hui l’enthousiasme de Jean-Charles Lajoie pour Pierre-Luc Dubois. Le Canadien doit faire ce qu’il faut pour que le grand attaquant des Jets de Winnipeg vienne s’installer dans son condo dans la tour du Canadien et dans le vestiaire de l’équipe de son enfance.
Je regarde aller Dubois avec les Jets et je retrouve le gaillard qui a été un troisième choix de première ronde pour les Blue Jackets de Columbus. Il patine bien, il est habile, a un bon sens du hockey et surtout, est capable d’être méchant quand c’est le temps d’en donner plus pour son équipe.
En connaissez-vous plusieurs chez le Canadien à qui cette définition va comme un gant ?
SANS COMPENSATION
Mais mettre la main sur Dubois ne sera pas chose simple. Ni facile. Pierre-Luc Dubois deviendra joueur autonome avec compensation à la fin de la prochaine saison. Quelque part en juin, le temps des tractations avec les Jets de Winnipeg sera venu.
On sait que Dubois n’a pas le goût de s’éterniser à Winnipeg. Si ça avait été le cas, les Jets l’auraient déjà convaincu de signer un contrat de cinq ou six saisons, au moins, avec l’organisation.
Donc, les Jets ne prendront pas le risque de perdre un actif énorme comme Pierre-Luc Dubois pour une poignée de pinottes en juillet 2024. Quand il deviendra joueur autonome complètement libre de ses décisions. Avec la liberté totale de choisir son équipe et sa ville. Aussi bien l’échanger fin juin 2023, la veille du repêchage.
C’est ce à quoi je m’attends.
UN CONTRAT DE LONGUE DURÉE
Mais il n’y a pas une équipe qui va offrir un joueur important ou des choix de première ronde pour Pierre-Luc Dubois sans avoir au moins l’assurance morale que le grand garçon va s’engager pour plusieurs saisons.
Son agent Pat Brisson est une puissance chez les agents de la Ligue nationale. Il sait déjà ce que veut et ce que pourra obtenir Pierre-Luc Dubois. Je ne pense pas que Brisson, un proche ami de Marc Bergevin, va faire des grands efforts pour donner Dubois sur un plateau d’argent à Kent Hughes et au Canadien. Mais c’est un grand pro et il va respecter les meilleurs intérêts de son client.
Donc, si comme l’affirment des proches de la famille Dubois, Pierre-Luc désire sincèrement venir jouer à Montréal, c’est jouable. Avec un contrat à long terme pour que les investissements en vaillent la peine.
Le handicap du Canadien, c’est de ne pas avoir un éventail de bons joueurs à offrir aux Jets de Winnipeg. D’autres formations sont mieux nanties. Mais si Dubois ne veut pas signer de contrat à Calgary ou à Dallas, personne ne va prendre le risque d’une transaction. Faut que l’on ait droit au total package.
LE CH A UN AVANTAGE
Sauf que le Canadien a un avantage. Kent Hughes a dans sa besace deux sélections de première ronde. Dès qu’il saura qu’il n’a pas tiré au hasard un premier, deuxième ou troisième choix de première ronde, le CH pourra offrir ce choix aux Jets. Avec un autre choix et un des jeunes défenseurs établis de l’organisation, ce serait une offre très alléchante pour Winnipeg.
Tant qu’à risquer de tout perdre un an plus tard...
Dans l’univers de Jean-Charles, Kent Hughes et Pat Brisson pourraient tout régler dans une claque. Après un ajustement au contrat de Suzuki, tu fais signer des beaux contrats de plusieurs dizaines de millions $ pour sept ou huit saisons à Pierre-Luc Dubois et à Cole Caufield, un autre client de Brisson, et tu peux rêver à faire les séries.
Dès la saison prochaine.
Et si le rêve de J.C ne fonctionne pas ?
Pas grave, on les aime pareil. C’est sympathique des losers.