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[PHOTOS] Des professionnels de la santé dénoncent les ratios en CHSLD

Photo Agence QMI, Marc Vallières
Photo portrait de Catherine Bouchard

Catherine Bouchard

2020-10-22T16:40:42Z
2020-10-22T19:19:38Z

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Des professionnels de la santé affiliés à la FIQ-SPSCN ont manifesté devant l’hôpital général de Québec, jeudi, pour dénoncer des ratios non sécuritaires, notamment dans les CHSLD. 

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Les professionnels et professionnelles de la santé, affiliés au Syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale (FIQ-SPSCN) se sont réunis devant l’établissement, afin de dénoncer «la résistance du gouvernement à mettre en place des ratios sécuritaires professionnels en soins/patient-e-s, notamment dans les CHSLD du Québec».  

Photo Agence QMI, Marc Vallières
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«Nous, un ratio sécuritaire par dyade (une infirmière et une infirmière auxiliaire), c’est 20 patients à leur charge sur le quart de jour, 30 patients pour le quart de soir et 40 patients pour le quart de nuit», indique Patricia Lavoie, présidente de la FIQ-SPSCN.   

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Photo Agence QMI, Marc Vallières
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Dans le moment, certains sites, selon les quarts de travail, auraient besoin de deux fois plus d’effectifs. 

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L’organisation syndicale indique que le CHSLD de l’Hôpital de Sainte-Anne-de-Beaupré est le pire dans la région, avec trois infirmières et trois infirmières auxiliaires pour 154 patients sur le quart de nuit.  

Et, selon un palmarès des pires ratios dressé par l’organisation syndicale, pour la Capitale-Nationale – outre le CHSLD de Sainte-Anne-de-Beaupré – les trois pires sites sont le Centre d’hébergement de l’Hôpital général de Québec, le Centre d’hébergement de Limoilou et le Centre d’hébergement de Loretteville.  

Photo Agence QMI, Marc Vallières
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Depuis le début de la pandémie, les centres d’hébergement sont le théâtre de plusieurs éclosions qui causent de nombreux décès chez les personnes âgées.   

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L’organisation syndicale craint de revivre la même hécatombe qui a été vécue dans les CHSLD au printemps à cause de la COVID-19. Des ratios sécuritaires permettraient de garantir de meilleurs soins et éviter la catastrophe une deuxième fois. 

Photo Agence QMI, Marc Vallières
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Les autres risques d’un manque d’effectif sont nombreux, poursuit la présidente. 

Photo Agence QMI, Marc Vallières
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«Il y a des risques que les suivis de plaies ne soient pas faits convenablement, qu’il y ait des erreurs ou des omissions dans l’administration des médicaments, nous sommes moins en mesure d’éviter des chutes et on donne beaucoup plus de médications pour calmer les patients au lieu de les gérer sans, parce que nous n’avons pas le temps de le faire», se désole Mme Lajoie. 

  • Écoutez l’entrevue de l’ancien préposé aux bénéficiaires Jean Bottari sur la situation dans les CHSLD:

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