Phillip Danault a trouvé son «petit paradis»
Agence QMI
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Quelques semaines après avoir fait une croix sur le Canadien de Montréal pour s’entendre avec les Kings en vertu d’un lucratif contrat de six ans et de 33 millions $, le Québécois Phillip Danault ne regrette aucunement son choix, affirmant même avoir découvert un petit paradis à Los Angeles.
Le joueur de centre de 28 ans était de passage en Californie la semaine dernière pour visiter les installations de l’équipe et faire connaissance avec quelques membres de l’organisation. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a rapidement été charmé.
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Outre le climat certes agréable de la côte ouest, c’est aussi la présence de neuf autres équipes des principales ligues nord-américaines qui ont également penché dans la balance. Conséquemment, Danault croit qu’il pourra évoluer dans un anonymat relatif, ce qui était bien entendu loin d’être le cas à Montréal.
«Ma femme et moi sommes arrivés la semaine passée, a dit le joueur originaire de Victoriaville au balado "All the Kings Men", lundi. Nous avons tout de suite aimé l’atmosphère. On se sent en vacances, comme si on arrivait à Hawaii. C’est incroyable. C’est totalement différent de Montréal assurément, et je pense que ce sera formidable.»
«Et toutes les autres équipes sont là également, comme les Dodgers et les Lakers. C’est pourquoi je ne suis pas aussi célèbre qu’à Montréal. (...) C’est comme un petit paradis.»
Un bon test
La pression à Montréal est un phénomène bien connu à travers la Ligue nationale. Or, Danault y a goûté pendant six années. Il y a vécu les hauts, comme lors des dernières séries éliminatoires, et les bas, comme en 2017-2018, quand le Tricolore n’avait remporté que 11 de ses 41 matchs à domicile.
«Les partisans sont passionnés [à Los Angeles], mais quand ça ne se passe pas comme prévu, ils ne sont pas trop déçus, parce qu’ils ont d’autres équipes à regarder, a-t-il fait valoir. Ce n’est pas la seule chose à regarder à la télévision; à Montréal, ce l’était. Alors si tu marques le but gagnant, tu es le héros, mais si tu encaisses les buts, les hauts et les bas s’enchaînent rapidement.»
«Une année, on n’a pas gagné beaucoup de matchs à domicile et tu pouvais sentir [le changement] d’ambiance et la pression. Ce n’était pas amusant. Mais si tu gagnes par contre...»
Ainsi, l’attaquant défensif était bien résolu à déménager, question de vivre de nouvelles expériences. Et il estime que le CH et ses partisans lui ont fourni les outils pour affronter bien des obstacles.
«J’étais vraiment prêt à passer à autre chose, a-t-il confié. À aller avec une nouvelle équipe pour la deuxième partie de carrière. Peut-être découvrir de nouvelles choses à propos de moi-même. Parfois, un changement ne fait pas mal.»
«C’était un très bon test mental pour moi de jouer à Montréal.»