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Cancer du poumon à l’ère de la COVID-19: peur, angoisse et des obstacles à la prise en charge

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec a plaidé pour un élargissement de l’aide médicale à mourir, lundi, dans le cadre de la révision de la Loi concernant les soins de fin de vie. Son président, Dr Louis Godin, souligne que la démarche devrait être encadrée strictement.
La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec a plaidé pour un élargissement de l’aide médicale à mourir, lundi, dans le cadre de la révision de la Loi concernant les soins de fin de vie. Son président, Dr Louis Godin, souligne que la démarche devrait être encadrée strictement. Photo Adobe Stock
2021-11-18T21:11:17Z

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La peur et l’angoisse généralisée ont trôné au sommet des émotions et des sentiments vécus par les personnes atteintes d’un cancer du poumon pendant la pandémie, selon un rapport de l’organisme Cancer pulmonaire Canada. 

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Les diagnostics retardés, les plans de traitement perturbés et l’isolement n’ont fait qu’exacerber les expériences dévastatrices vécues par les patients et les prestataires de soins, selon le document intitulé «Les différents visages du cancer du poumon» et dévoilé jeudi.

«Nous devons poursuivre nos efforts dans la lutte contre cette maladie, qu'il s'agisse de relancer le financement de projets de recherche essentiels, de mettre en œuvre des programmes de dépistage pancanadiens, d'assurer un accès équitable aux soins ou de mieux répondre aux besoins en santé mentale des patients, des familles et des cliniciens», a déclaré Dre Stephanie Snow, présidente de Cancer pulmonaire Canada.

Pendant la pandémie, 75 % des patients ont déclaré avoir subi des retards dans le dépistage ou la consultation d'un médecin alors que 69 % ont soutenu que la COVID-19 avait entraîné une dégradation de leurs symptômes et de leur bien-être mental.

Le rapport révèle que le risque viager de recevoir un diagnostic de cancer du poumon est descendu à 1 sur 15, soit une amélioration par rapport à celui de 1 sur 12 en 2016.

Le taux de survie a pour sa part atteint 22 %, soit le taux le plus élevé jamais enregistré, supérieur aux 19 % signalés en 2020 et aux 17 % en 2016, selon les dernières statistiques de la Société canadienne du cancer.

«Il faudra un certain temps avant de comprendre véritablement les secousses causées par la pandémie, et il sera essentiel de se pencher sur l'incidence de la COVID-19 sur les statistiques du cancer du poumon lorsque les données seront disponibles», a ajouté Dre Snow.

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