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Petr Svoboda met sa bague de la Coupe Stanley en vente pour une bonne cause

Les profits iront à l’organisme La Passerelle

Photo d'archives
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2025-11-14T00:49:40Z

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Les joueurs d’autrefois de la LNH ont l’habitude de léguer à leur famille les revenus de leurs souvenirs vendus aux enchères. Petr Svoboda a choisi, quant à lui, d’en faire profiter des femmes qui veulent prendre leur place dans la société.

La bague de la Coupe Stanley qu’il a remportée avec le Canadien en 1986 est actuellement en vente sur le site de Classic Auctions. Les profits de l’encan seront versés entièrement à l’organisme La Passerelle, qui offre des services de soutien et d’accompagnement aux femmes vivant des situations difficiles.

C’est une première pour le président de Classic Auctions, Marc Juteau, qui a fondé son entreprise en 1994. Aussi, l’homme de 52 ans a-t-il décidé de suivre Svoboda dans sa démarche. Juteau remettra sa commission à La Passerelle.

Question de mentalité

Svoboda se trouvait en Suisse quand je lui ai parlé jeudi.

«J’ai connu la maison La Passerelle par l’entremise du père de mon amie de cœur, qui est un ancien juge, a-t-il expliqué.

«Ce centre apporte de l’aide aux femmes et aux familles aux prises avec des problèmes de dépendance aux drogues et à l’alcool. J’ai senti qu’il était important que je cherche à leur venir en aide.»

Une bague de la Coupe Stanley possède habituellement une bonne valeur sur le marché des collectionneurs. Svoboda n’a pas la réputation d’un Maurice Richard, d’un Jean Béliveau ou d’un Guy Lafleur. Mais pour les sentimentaux, une bague de la Coupe, c’est une bague de la Coupe.

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Photo fournie par Marc Juteau
Photo fournie par Marc Juteau

Ça fait chic de dire que l’on en possède une.

Svoboda n’était pas attaché plus qu’il ne le faut à la sienne.

«C’est une question de mentalité, continue-t-il.

«Il y a des joueurs qui conservent leur bague toute leur vie et qui veulent que ça reste dans la famille. Dans mon cas, je ne la portais pas et je ne l’exhibais pas. Alors, autant en faire profiter des gens qui en ont vraiment besoin et des intervenants qui font un travail remarquable dans notre communauté.

«Je suis heureux de poser ce geste.»

Son aînée a surmonté le cancer

Montréal occupe encore une grande place dans le cœur de celui qui avait déserté la Tchécoslovaquie communiste pour venir faire carrière dans la Ligue nationale. Il séjourne de trois à quatre mois dans la ville qui l’a vu porter les couleurs du Canadien pendant huit saisons.

En 2020, Svoboda est devenu copropriétaire et directeur des opérations hockey des Lions de Lausanne, dans la Ligue nationale A de Suisse. Il y a deux ans, il a coupé les liens avec la formation lausannoise pour s’établir dans la région de New York.

«Ma fille Jessica était atteinte de la maladie de Hodgkin et je tenais à être à ses côtés pendant tout le temps qu’elle aurait à combattre ce type de cancer, indique-t-il.

«Heureusement, elle est en rémission depuis un an et demi. Nous sommes reconnaissants envers les médecins qui l’ont traitée et qui continuent de la suivre. C’est une bénédiction.»

Âgée de 36 ans, Jessica est la cadette de ses deux filles. L’aînée, Sarah, est âgée de 39 ans.

C’est incroyable comme le temps file!

Je revois encore Petr ce jour de juin 1984 alors qu’il avait été repêché par le Canadien. Son long toupet blond lui cachait pratiquement les yeux. Il était gros comme un pou.

En le voyant pour la première fois, Steve Shutt avait lancé que les méchants communistes l’avaient torturé en lui enlevant ses épaules avant de le laisser sortir du pays. Mais Petr était baveux comme dix!

Et dire qu’à la prochaine Saint-Valentin, il célébrera ses 60 ans!

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