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Peter DeBoer fasciné par les longues carrières comme celle de Joe Pavelski: «Ça prend de la passion et une bonne épouse»

Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-01-02T19:14:46Z

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DALLAS | Joe Pavelski continue de défier les lois du temps. À 39 ans bien sonnés, l’attaquant des Stars continue de récolter pratiquement un point par match. Avant la visite du Canadien, mardi soir, le deuxième plus vieux joueur de la LNH en avait amassé 34 en 35 rencontres.

«C’est le jeu qu’on aime jouer. Je me sens choyé de pouvoir faire encore ça à mon âge et à ce niveau. J’ai encore beaucoup de plaisir», a-t-il raconté, dans le vestiaire des Stars, au terme de l’entraînement matinal.

AFP
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Il y a maintenant 20 ans que l’Américain a été sélectionné par les Sharks de San Jose. Un vulgaire choix de 7e tour, soit dit en passant. Jamais il n’aurait cru jouer aussi longtemps. Il faut dire que durant les 13 saisons qu’il a disputées en Californie, Pavelski a eu l’occasion de côtoyer Joe Thornton et Patrick Marleau, deux autres modèles de longévité.

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«J’ai été très chanceux. C’est important quand tu arrives dans une ligue d’avoir de bons vétérans pour t’épauler. Dès mon premier match à Worcester, j’ai eu Mathieu Darche, a-t-il lancé. Puis à San Jose, il y avait les Marleau, Thornton, [Jonathan] Cheechoo, [Mike] Grier, [Rob] Blake. Ce sont des gars de qui tu apprends beaucoup.»

Amour inconditionnel

Évidemment, pour durer tout ce temps. Il faut être habité d’une passion inébranlable.

«J’ai eu le bonheur de diriger Thornton et Jaromir Jagr, à la fin de leur carrière. Je suis toujours fasciné par leur ardeur au travail et le temps qu’ils mettent à leur préparation, a indiqué Peter DeBoer, entraîneur des Stars.

«À ce point de leur carrière, tous ces joueurs ont fait suffisamment d’argent pour ne pas être obligés de s’imposer cette charge de travail année après année, a-t-il poursuivi. C’est l’amour pour ce jeu qui les anime. Tu ne peux pas seulement aimer marquer des buts. Tu dois également aimer ce qui est moins plaisant: pratiquer tous les jours, être souvent loin de la famille, voyager constamment.»

Ça prend également une bonne dose d’intelligence pour être en mesure de tenir le rythme à une époque où le jeu n’a jamais été aussi rapide et à un âge où les qualités athlétiques commencent à nous lâcher.

«Ça prend de la passion et une bonne épouse. Ou, dans le cas de Jaromir, une bonne blonde», a lancé DeBoer, faisant éclater de rire l’audience.

Un modèle pour Slafkovsky

Dans le cas de Pavelski, on ne peut rien dire sur l’épouse, mais son QI de hockey ne fait pas de doute. 

«Mon style aide, a reconnu Pavelski. Une de mes forces a toujours été d’être capable de lire le jeu, de réagir en conséquence et de me rendre dans les zones payantes.»

Et au fil des ans, il est passé maître dans l’art de s’installer dans l’enclave pour faire dévier des tirs ou sauter sur des retours. Martin St-Louis qui, il y a quelques semaines, avait eu de bons mots pour Dave Andreychuk, son ancien coéquipier également spécialiste du même art, a dressé un parallèle entre les deux.

«Pas au niveau du gabarit ni du coup de patin. Mais ce sont deux joueurs dangereux près de la peinture du gardien. Ils ont de bons hockeys.»

Avec sa carrure, voilà assurément un modèle que Juraj Slafkovsky pourrait suivre.

«Tu essaies de prendre des éléments de plusieurs joueurs. Et, être dangereux près du gardien adverse, c’est une chose que Slaf peut continuer à développer, a reconnu St-Louis. Tu vois que, cette année, il est là plus souvent et quand il y est, il est fatigant.»

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