Victoire sous la pluie... et dans la confusion, pour l'ouverture locale des Capitales


Stéphane Cadorette
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Les fidèles partisans des Capitales sont rentrés à la maison, mouillés de bord en bord et convaincus que le premier match local saboté par la pluie devrait se poursuivre mercredi soir. Plus d’une heure plus tard, ceux qui dormaient paisiblement en ont raté toute une ! La Ligue Frontière a finalement attribué la victoire à la formation de Québec.
Les Capitales l’ont donc emporté 1-0 dans la plus totale confusion, question de mettre un point d’exclamation à une soirée qui aura été rocambolesque du début à la fin au Stade Canac. On vous explique le tout...
Après deux retards avant d’entamer la rencontre puisque Dame Nature se lâchait lousse, le match a finalement débuté avec 45 bonnes minutes de retard. Au grand plaisir des 4026 spectateurs, qui ont fait un doigt d’honneur aux prévisions météo peu alléchantes en faisant du bruit à tout casser dans le vénérable stade.
Après deux délais durant la rencontre, une troisième interruption en raison de la pluie a finalement sonné le glas après quatre manches et demi. Les Capitales ont annoncé que le reste du match serait reporté à mercredi soir et qu’un autre match de sept manches allait suivre.
Tout le monde a retraité au vestiaire. Les partisans sont rentrés à la maison, bredouilles. Patrick Scalabrini a exprimé son désarroi que la soirée ait été gâchée par la pluie. La Ligue Frontière a annoncé les résultats de la soirée sur ses réseaux sociaux et le match à Québec était bien reporté au lendemain.
Puis, coup de théâtre, une trentaine de minutes après cette publication sur le compte X du circuit, les bonzes de la Ligue Frontière ont avisé les deux équipes qu’en vertu de l’avance des Capitales après quatre manches et demi, leur victoire était validée. Difficile de faire pire en frais de cafouillage.
Tant mieux pour les braves partisans dans le lot qui n’avaient toujours pas sommeil et qui ont appris la nouvelle avant le dodo, sans soute trop affairés à tordre leurs bobettes trempées. C’était ce genre de soirée à Québec !
Retards et arrêts
Le match a donc commencé avec 45 bonnes minutes de retard en raison de la pluie et après une toute petite manche, un autre délai a été nécessaire en raison d’un bref déluge.
Pendant que tout le monde cherchait un abri, l’inévitable Pleurs dans la pluie, de Mario Pelchat, a retenti tel un hymne à l’indésirable flotte. Les joueurs des deux équipes sont ressortis sur le terrain... pour mieux repartir quelques minutes plus tard après une autre douche torrentielle.

Question de tuer le temps, les Capitales ont offert aux courageux qui restaient sur place leurs fameux feux d’artifice. L’exercice avait tout l’air d’un beau prix de consolation pour annoncer la fin de la rencontre, mais non !
Croyez-le ou non, mais peu avant 21 h, la partie a repris de plus belle. Rappelons qu’avec tout ce branle-bas de combat, la deuxième manche n’était toujours pas terminée.
En troisième manche, les Capitales ont inscrit l’unique point de la soirée sur un ballon sacrifice de David Mendham qui poussait Jordan Smith au marbre.
Il y a bien eu un brin de baseball, mais en cinquième manche, le ciel s’est de nouveau déchaîné. Cette fois, c’était la fin des émissions, pour vrai de vrai. Du moins, on l’a bien cru.
« C’est plate pour le spectacle. Un match d’ouverture, c’est excitant, c’est un gros moment pour tout le monde. L’administration travaille hyper fort. Il y a beaucoup de gens déçus, mais tu contrôles ce que tu contrôles », avait soupiré le gérant Patrick Scalabrini dans son bureau, longtemps avant que la ligue lui révèle le pot aux roses et qu’il nous lâche un petit coup de fil.
« C’est fou quand même, hein ? Sur le coup, les arbitres nous ont informés que le match devait se poursuivre demain parce que cinq manches n’avaient pas été complétées. J’avais un doute, mais je n’ai pas osé m’obstiner. Après un certain temps pour que l’information se rende au commissaire, l’arbitre en chef nous a informés qu’avec quatre manches et demi complétées, vu qu’à titre d’équipe locale on détenait l’avance, on nous donnait la victoire. C’est le règlement, on va la prendre », a ajouté le gérant.
Comme quoi, pendant que le Québec en entier déchire sa chemise parce que le Canadien ne lance pas assez au but et que les Hurricanes sont plates, les Capitales se sont chargés de rappeler qu’une soirée en leur compagnie est rarement ennuyante.

Un lanceur qui revient
Le point le plus positif de cette soirée pleine de rebondissements aura été la tenue des lanceurs des Capitales. Braeden Allemann comptait deux retraits sur trois prises en deux interminables manches et semblait en plein contrôle.
En relève, Émile Boies a assuré avec quatre retraits au bâton en trois manches et il a hérité de la victoire.
« Émile, c’est le rôle que j’aimerais qu’il garde. Il arrive et nous donne un beau momentum. Allemann avait l’air dominant », a constaté Scalabrini.
Ce dernier confiera la balle à Ian Villers pour compléter le premier match, mercredi. C’est le Japonais Masatoshi Sakurai qui amorcera le deuxième duel.
Jeudi, le Cubain Rafael Pedormo effectuera son premier départ de la saison.
Les Capitales ont aussi amené du renfort avec un revenant, le Canadien Adam McKillican, qui a porté les couleurs d’Équipe Québec à l’été 2021. Il a récemment été libéré par les Rockies du Colorado.
« Il n’est pas tout à fait prêt. On va l’activer probablement mardi prochain. C’est un très bon lanceur qui était dans le AA depuis quelques années, mais ça fait trois ans qu’il ne lance à peu près pas. Il a eu une opération Tommy John et une opération à la hanche. Il a obtenu le feu vert des médecins pour jouer », a indiqué Scalabrini.