«Personne n'est un robot»: plusieurs joueurs sont lâchés par leur corps à Roland-Garros


Jessica Lapinski
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Il faisait chaud à Paris même en fin d’après-midi - le thermomètre affichait 32 degrés - mais pas incroyablement chaud, jeudi, a concédé Jannik Sinner. Ce qui n’a pas empêché le numéro 1 mondial de s’ajouter à la liste des joueurs qui ont été abandonnés par leur corps, depuis le début de ce Roland-Garros.
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Oh, l’Italien, absolu favori à la Porte d’Auteuil, a bel et bien été en mesure de terminer sa rencontre face à l’Argentin Juan Manuel Cerundolo. Mais la sévérité du pointage dans les dernières manches ne laisse aucun doute sur l’état physique de Sinner. La rencontre s’est conclue 3-6, 2-6, 7-5, 6-1 et 6-1 à la faveur du 56e joueur au monde.
« Personne n’est un robot, a déclaré Sinner, devant une salle de conférence de presse pleine à craquée de journalistes. Aujourd’hui, je n’avais pas d’énergie et c’est une chose qui peut arriver. »
L’habituellement très robotique numéro 1 mondial a été pris de crampes pendant le match. « J’ai rencontré des difficultés. Je me sentais mal, ma tête tournait », a-t-il expliqué, sans dresser un lieu direct avec la canicule qui frappe la France depuis le début de la quinzaine.

Et Sinner ne fut pas le seul à écoper, physiquement, depuis dimanche. Deux fois finaliste sur l’ocre parisien, le Norvégien Casper Ruud a aussi eu besoin de tout son petit change pour gagner sa rencontre de premier tour.
Sur terre battue, une surface lente, les matchs sont généralement plus longs. Les points gratuits, au service notamment, sont plus difficiles à obtenir.

La chaleur a pour effet d’accélérer un peu la vitesse de la balle. L’air chaud dilate le gaz à l’intérieur de la balle tout en asséchant la surface de jeu.
« C’est insensé »
Mais clairement, pas assez pour épargner aux joueurs de longs marathons. Parlez-en au pauvre Tchèque Jakub Mensik, 26e tête de série, qui a mis 4 h 41 à vaincre l’Argentin Mariano Navone, 38e au monde, mercredi.
Mensik a été incapable de célébrer. Pris de crampes en fin de match, il s’est laissé tomber sur le terrain et a eu besoin de l’aide du personnel médical pour se relever.

« C’est insensé de jouer dans cette chaleur, a-t-il décrié, en conférence de presse. On a peu de temps de pause, les changements de côté sont courts, c’est compliqué de faire redescendre la température corporelle. Il faisait 31 degrés et un gros soleil quand le Tchèque a terminé sa rencontre.
La longueur des matchs toutefois pas l’unique facteur de ces pépins physiques, comme l’a montré l’Autrichienne Julia Grabher, 121e au monde. La joueuse de 29 ans n’a remporté que six points face à l’Américaine Amanda Anisimova, jeudi. Sa pression artérielle a été mesurée sur le court.

Incapable de poursuivre, elle a abandonné après avoir perdu la première manche de son match de deuxième tour, 6-0.