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Personne n’a eu de fun au Centre Bell. Même pas Youppi!

USA TODAY Sports via Reuters Con
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-01T03:35:09Z

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La trentaine, la bedaine, les morveux, l’hypothèque. Avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter, assister à un match du Canadien au Centre Bell est devenu un luxe. Alors, si vous n’avez les moyens de vous asseoir dans cette enceinte qu’une seule fois par saison, assurez-vous de choisir judicieusement la bonne soirée.

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À la place du fidèle partisan du Tricolore, celui qui paie réellement de sa poche les centaines de dollars qu’une pareille sortie coûte, je rayerais immédiatement de la liste les rencontres où le Canadien revient de voyage. Surtout si l’adversaire dispute un troisième match en quatre soirs loin de son domicile.

C’est dans ces conditions que se sont présentés les Panthers de la Floride et la troupe de Martin St-Louis, jeudi soir. Et ça a donné ce que ça a donné.

Un match terne.

Les spectateurs ont rarement eu l’occasion de célébrer. Même le party de mascottes organisé par Youppi! ne valait pas cinq cennes. 

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C’était donc un petit jeudi soir au Centre Bell.

L’essence a manqué

Face à l’une des meilleures formations de l’Association de l’Est, le Tricolore est arrivé à court. Défaits 5 à 1, les locaux ont tout de même été dans le coup pendant 40 minutes de jeu.

«L’effort était là. Il n’y avait pas de passager ce soir. On était engagés, alertes. Je suis fier de mon équipe», a lancé l’entraîneur-chef du Canadien.

La chaîne a débarqué dès la huitième seconde de la troisième période, lorsque Sam Bennett a marqué le deuxième but des siens.

Brillant jusque-là, Cayden Primeau a semblé surpris par le tir. Il aurait également pu mieux paraître sur la frappe d’Evan Rodrigues. Un lancer décoché en entrée de zone qui a effleuré la mitaine de Primeau.

À partir de ce moment, on a senti l’Américain quelque peu ébranlé, et ses coéquipiers ont réalisé que la tank à gaz était vide.

D’ailleurs, les cinq buts des Panthers ont été inscrits du côté de la mitaine.

Huit matchs sans but

Le Canadien n’aurait peut-être pas connu un meilleur sort, mais il aurait augmenté ses chances de succès s’il avait pu profiter un tant soit peu des six supériorités numériques que lui ont offertes les Panthers. 

D’ailleurs, dans le but de secouer la léthargie qui mine son attaque massive, Martin St-Louis avait choisi de soustraire cette responsabilité de la définition de tâche de Josh Anderson.

Jusqu’à ce qu’il retraite au vestiaire en troisième période en raison de ce qui semble être une blessure au genou ou à la cheville gauche, Alex Newhook a pris sa place sur la première unité, ouvrant un poste pour Jesse Ylönen sur la seconde vague.

L’expérience n’a pas été plus concluante, puisque l’attaque massive du Tricolore a été blanchie pour un huitième match de suite (0 en 23).

En fait, les hommes de Martin St-Louis n’ont obtenu qu’une réelle occasion de marquer avec l’avantage d’un homme. C’était à la toute fin d’une punition à Aaron Ekblad.

En plus de ne pas toucher la cible, le Canadien a bousillé deux occasions en écopant de punition peu après le début de leur attaque massive.

Trop de léthargies

En attaque, on aura éventuellement besoin du réveil d’Anderson, toujours en quête d’un premier but, de Nick Suzuki, blanchi dans un neuvième match consécutif, du Juraj Slafkovsky (un seul but à ses 12 derniers matchs), de Christian Dvorak (un seul but depuis son retour), de Sean Monahan (13 matchs sans but) et de Brendan Gallagher (discret depuis neuf rencontres).

C’est beaucoup trop de léthargies en même temps. Surtout quand le gardien connaît une soirée ordinaire.

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