Perroquets en folie doit fermer et déplacer 150 oiseaux exotiques

Stéphane Sinclair
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La propriétaire du refuge et zoo Perroquets en folie, dans les Basses-Laurentides, doit fermer les portes de son établissement à la suite de la pandémie et déplacer rapidement près de 150 perroquets et autres oiseaux exotiques.
«On n’est plus en mesure de poursuivre nos activités. C’est très triste. Mais je ne suis plus en mesure, au niveau financier et moral, de continuer. La pandémie nous a donné le coup de grâce», explique Melie Breton, propriétaire de l’entreprise de Saint-Placide.
Un nouvel emplacement ou de nouvelles familles devront être trouvés le plus rapidement possible pour les 150 volatiles.
Perroquets en folie existe depuis 20 ans. Les anciens propriétaires faisaient l’élevage et la vente de perroquets. Ces derniers ont transformé leurs installations en zoo afin de permettre au public de se familiariser avec ces oiseaux. Ils organisaient également des présentations dans les écoles.
Melie Breton, 31 ans, a racheté les installations en 2016 par amour des perroquets. Lors de l’achat, le zoo comptait 75 perroquets et oiseaux exotiques. Dans les dernières années, elle en a accueilli 75 autres parce que de nombreux propriétaires de ces animaux bavards n’étaient plus en mesure d’en prendre soin. «Plusieurs achètent ça sans penser aux difficultés. C’est exactement comme avoir un enfant de 2 ans. C’est aussi prenant et si tu n’en prends pas soin, il va être agressif», explique-t-elle.

Elle a essayé de reconstruire les installations qu’elle jugeait non conformes. «On devrait investir près de 850 000$. J’ai lancé un financement social pour pouvoir reconstruire et ouvrir à l’année longue, mais on ne trouve pas les fonds nécessaires», dit-elle.
Le zoo est ouvert seulement trois mois par année et ce n’est pas suffisant pour financer les opérations ou la reconstruction des bâtiments, selon elle.
À force de nombreux efforts, Mme Breton a mis sa santé et son moral en péril pour sauver Perroquets en Folie. «À moins d’une solution miracle, je jette la serviette. Je ne peux plus tout faire tout seul et ce n’est surtout pas parce que je n’ai pas essayé. J’ai tout essayé», lance-t-elle.
Cette dernière cherche une solution globale pour une grande partie de ces perroquets. Elle considère qu’un autre zoo pourrait être la meilleure des solutions pour ses animaux. «Je ne veux pas que des gens débarquent ici ou me contactent pour avoir un perroquet. On a besoin d’une solution globale ou un miracle financier. Je ne laisserai pas aller mes perroquets pour qu’ils deviennent des “cadeaux de Noël” dont on voudra se débarrasser trois mois après», précise-t-elle.
Un perroquet domestique n’a rien à voir avec un chien ou un chat, comme l’explique la propriétaire : «Cela demande de nombreuses heures de travail, beaucoup d’attention et l’espérance de vie peut aller à plus de 90 ans», mentionne-t-elle.
La femme veut en conserver une vingtaine afin de faire des présentations dans les écoles. Les 130 autres devront être vite déplacés puisque ses problèmes financiers risquent de mettre en péril la vie de ses oiseaux. «Je ne veux pas les voir à la SPCA pour [qu’ils finissent] euthanasiés», dit-elle.