Performances décevantes: un expert nous dit ce que vaut vraiment le CH

Agence QMI
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Tous les amateurs vous le diront : le hockey, ça se joue sur la glace. Et en ce moment, on ne peut pas dire que les performances soient étincelantes. Néanmoins, la «Sainte-Flanelle» reste gravée dans le cœur des amateurs. Mais attention! L’entreprise, elle, pourrait bien en prendre un coup, selon un expert.
Au micro d’Alexandre Dubé, à QUB, le professeur à l’Université d’Ottawa Luc Dupont affirme qu’il faut faire une distinction claire entre la marque et l’entreprise. L’histoire des «Glorieux» ne peut pas être effacée. L’identité visuelle n’a pas de prix. Et que dire de la couverture médiatique? C’est la marque. C’est elle qui fait encore vendre des chandails, des billets et tous les produits dérivés.
Année après année, la personne au Québec qui occupe le plus d’espace médiatique, c’est l’entraîneur-chef des Canadiens. Vient ensuite le premier ministre. C’est tout dire!
Quant à l’entreprise, elle fonctionne très bien... pour l’instant.
«La valeur aux livres, le CH vient en troisième place des équipes les plus importantes de la LNH, après Toronto et New York», affirme M. Dupont.
Mais la mise en marché du produit «hockey» pourrait s’avérer de plus en plus difficile. La LNH accuse un retard en ce qui concerne l’offre vidéo en continu, ce qui pourrait affecter les revenus de la ligue, donc, ceux du CH. De plus, le contrat liant Rogers et la LNH vient à échéance dans deux ans. Devant les déboires de la plupart des équipes canadiennes, il est probable que l’entreprise revoie son offre à la baisse, si elle choisit de poursuivre avec la diffusion des matchs. Et ça, ça pourrait faire très mal aux propriétaires de l’équipe.