Pendant que la Jamaïque se relève de l’ouragan «Melissa», un chef cuisinier québécois distribue eau et nourriture aux sinistrés
Il souhaite aider le plus de gens possible, alors qu’il sillonne l’île depuis mercredi avec de l’eau et de la nourriture

Elisa Cloutier
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Un Québécois qui habite la Jamaïque souhaite aider le plus de sinistrés possible, alors qu’il sillonne l’île depuis mercredi, à travers les quartiers les plus affectés par l’ouragan Melissa, dans le but de distribuer eau et nourriture.
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Routes impraticables par endroits, communications difficiles ou encore impossibles, chaleur accablante et présence accrue de moustique, Mathieu Masson Duceppe ne recule devant rien pour aider les Jamaïcains qui ont tout perdu.

«Il fait vraiment chaud, c’est super humide. Il y a des moustiques, des abeilles, la température, c’est un sauna, on dirait un bain vapeur», décrit le chef cuisinier, en entrevue au Journal entre deux coupures du réseau cellulaire.

Depuis mercredi, il roule de Kingston, la capitale, où il est exilé depuis deux ans, pour rejoindre les quartiers plus ruraux, sévèrement touchés. Il distribue des patties, un plat typique, fait de pâte feuilletée et de viande, et de l’eau potable.

La réalité est bien différente selon les quartiers, explique-t-il. Dans les pires cas, comme dans les secteurs Black River, Saint Elizabeth, et Westmoreland, la situation est critique, rapporte celui qui est chef pour des célébrités en Jamaïque.

«On ne sait pas combien de temps on va tenir»
La famille du Jamaïcain Goefrey Tomlinson, résident de Québec et ancien joueur des Capitales, demeure d’ailleurs à Saint Elizabeth.

Heureusement, l’ouragan n’a pas fait de dommages majeurs à leur résidence. Sa mère, Monica Tomlinson, jointe par Le Journal, dit toutefois craindre le manque de nourriture et d’eau.

«Nous avons tenté de prendre la route pour aller voir plus loin, mais c’est impossible, c’est trop vaseux, nous n’arrivons pas à joindre nos proches qui habitent à moins de 30 minutes», dit la femme de 68 ans au bout du fil.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
«Le toit de sa maison est parti»
À Montego Bay, plusieurs résidences ont également été sévèrement endommagées, comme celle de la Québécoise Marie Imbault, guide touristique en Jamaïque depuis 14 ans.


«Le toit s’est envolé, l’eau rentre pratiquement partout et ils n’ont plus de vêtements secs», raconte Lisa Sim, l’amie de Mme Imbault, qui a lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe pour lui venir en aide.
Les communications étant ardues, Mme Sim est parvenue à parler à son amie, jeudi matin. «Ils ont réussi à se faire cuire un poulet, leur four fonctionne aux gaz, mais il n’y a pas moyen de retirer de l’argent, elle cherche à acheter une génératrice», a-t-elle raconté, inquiète pour Mme Imbault.

Negril moins touchée
Dans certains secteurs comme Negril, moins affectée par l’ouragan, le réseau internet redevenait disponible, jeudi.
«On voit des toits arrachés, oui, mais ce sont des dommages qui seront réparables rapidement. L’aéroport de Montego Bay, par contre est détruit», dit Daniel Bouthillette, propriétaire du restaurant Ô Tabarnac, à Negril.

Pour sa part, la guide touristique Nathalie Pépin avait bon espoir de pouvoir recevoir les touristes québécois d’ici quelques semaines. «D’ici un mois, tout ça sera réglé [...]. Il faut que les voyageurs reviennent», a-t-elle mentionné.
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