Pendant qu’il évaluera la situation de ses gardiens, Stan Bowman, le directeur général des Oilers d’Edmonton, laissera à Connor McDavid le temps qu’il lui faut pour décider de son avenir


Jonathan Bernier
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Les Oilers ont eu beau atteindre la finale de la coupe Stanley pour une deuxième fois de suite, ça n’empêchera pas Stan Bowman d’avoir du pain sur la planche au cours de l’été.
Au moins, le directeur général de la formation albertaine sait exactement sur quoi il devra concentrer ses efforts: Connor McDavid et la situation des gardiens.
«Connor est assurément notre priorité, a-t-il déclaré aux médias d’Edmonton dans le cadre de son bilan de fin de saison. C’est le meilleur joueur de la ligue, notre joueur le plus important, notre capitaine, notre meneur.»

L’Ontarien de 28 ans amorcera dans un peu plus d’une semaine la dernière année de son entente de huit ans. Par conséquent, les deux parties pourront amorcer les négociations en prévision d’une prolongation de contrat.
Jeudi, le numéro 97 a indiqué qu’il souhaitait prendre un peu de recul, discuter avec son agent et avec sa famille avant d’aller de l’avant dans cette possible négociation.
«On a assurément hâte de s’asseoir avec lui, mais il a mérité qu’on respecte son échéancier, a déclaré Bowman. Connor va dicter l’allure du processus, mais il n’y a pas de doute qu’il est un joueur pivot pour notre équipe.»
Les jours de Skinner sont comptés
Si McDavid souhaite patienter un peu, c’est possiblement qu’il attend de connaître la décision que prendra Bowman avec ses gardiens. McDavid a martelé que sa priorité, bien au-delà des dollars, c’était de gagner la coupe Stanley.
Jusqu’ici, ce qui l’a empêché de réaliser cet objectif, c’est en grande partie la tenue irrégulière de Stuart Skinner. L’attaque des Oilers a beau être productive, ça devient éreintant de devoir marquer six buts pour espérer gagner. Or, le contrat de Skinner est valide pour une autre saison (2,6 M$). Tout comme celui de Calvin Pickard (1 M$).
Skinner acceptera-t-il de jouer les seconds violons? Souhaitera-t-il changer? Ça reste à voir.
Néanmoins, le directeur général des Oilers a soutenu qu’il allait s’attarder à cette position au cours de l’été.
«On va regarder quelle est la meilleure option pour notre équipe, celle qui nous donnera les meilleures chances de gagner. C’est vraiment difficile de prédire où ça va aller, a-t-il indiqué. On doit avoir beaucoup de conversations pour savoir ce que les autres équipes sont prêtes à faire.»
Une position compliquée
D’ailleurs, on peut s’attendre à ce que les homologues de Bowman le voient arriver de loin et qu’ils révisent leurs exigences à la hausse. Déjà que les gardiens élites ne courent pas les rues.
«En plus, certains gardiens élites connaissent des ennuis en séries [on pense à Connor Hellebuyck]. C’est pourquoi la position de gardien en est une compliquée, a déclaré Bowman. Dans le passé, des équipes ont eu besoin d’un gardien élite pour gagner. D’autres y sont parvenues sans.»
Bowman est bien placé pour le savoir. Ses Blackhawks de 2010 ont gagné la coupe Stanley avec Antti Niemi devant le filet. Ce que les Oilers, en revanche, ne semblent pas en mesure de faire.