Pendant ce temps, rien ne va plus chez les Maple Leafs: l’heure est-elle venue de congédier Craig Berube?

Jessica Lapinski
Partager
Partisans du Canadien, si vous avez de la difficulté à digérer les deux dernières défaites de votre club, vous pouvez au moins vous consoler en vous disant que les choses sont de loin pires pour une équipe qui joue à 500 km à l’ouest de Montréal, et que vous n’aimez probablement pas.
• À lire aussi: Les joueurs du Canadien attristés de la blessure subie par Alex Newhook: «Il connaissait son meilleur début de saison»
• À lire aussi: «On ne joue pas comme avant»: Nick Suzuki croit que le Canadien manque de confiance, mais il a peut-être la solution
Les Maple Leafs de Toronto connaissent un début de saison plus que pénible et la tendance ne s’est guère améliorée dans les derniers jours.
Privés de leur capitaine, Auston Matthews, pour environ une semaine, les Leafs ont encaissé un quatrième revers de suite jeudi, cette fois en prolongation, aux mains des Kings de Los Angeles.
Ce point récolté en prolongation est une très mince consolation pour Toronto, qui a laissé filer des avances de 2 à 0 et de 3 à 2 dans cette rencontre, pour finalement s’incliner 4 à 3.
Surtout que les Leafs n’ont décoché que 15 maigres tirs dans ce match présenté à domicile.
Les Maple Leafs avaient concédé cinq buts dans leurs trois rencontres précédentes: deux revers contre les Bruins de Boston ainsi qu’une défaite face aux Hurricanes de la Caroline.
Avant-derniers dans l’Atlantique
Après 18 rencontres, les Leafs présentent donc une fiche de 8-8-2, «bonne» pour le septième et avant-dernier rang dans la section Atlantique.
Si bien qu’à Toronto, certains se demandent si le moment n’est pas venu de congédier l’entraîneur-chef Craig Berube.
Après tout, c’est la semaine de la Coupe Grey, relève le chroniqueur du Toronto Sun Steve Simmons, et c’est à ce moment que les Leafs avaient choisi de couper les ponts avec un certain Mike Babcock, il y a six ans.
«Ils en arrachent, vraiment, de la façon dont les Leafs en arrachaient sous Babcock, alors qu’ils avaient besoin de plus de constance, de plus d’identité.»
Les gardiens en arrachent
Mais Berube n’est pas Babcock, relève également le chroniqueur de longue date.
«La plus grande différence est que Babcock était facile à détester dans ses dernières années et que Berube est le type d’homme auquel vous voulez vous rallier, auquel vous voulez croire.»
Les insuccès des Maple Leafs ne reposent d’ailleurs pas uniquement sur leur inconstance, fait-il remarquer.
Devant le filet, leurs gardiens en arrachent. Blessé mardi, comme Matthews, Anthony Stolarz montre une fiche de 6-5-1 cette saison, mais surtout, un triste taux d’efficacité de ,884 et une moyenne de buts alloués tout aussi ronflante, à 3,51.
Joseph Woll est présentement dans la Ligue américaine de hockey pour un stage de reconditionnement après avoir raté le camp d’entraînement pour des raisons personnelles.
Woll pourrait toutefois retrouver l’équipe vendredi, et cette dernière en aurait grandement besoin.
À court de coachs?
Les Leafs sont aussi privés depuis 10 matchs du défenseur Chris Tanev, «et ils n’ont personne pour le remplacer», relève Simmons.
«Si vous ne pouvez jouer sous les ordres de Berube, vous ne pouvez probablement pas connaître de succès dans la LNH», plaide le chroniqueur.
«Si vous ne pouvez pas trouver une façon d’effectuer le travail avec lui derrière le banc, c’est que vous êtes sans doute arrivé à court d’entraîneurs.»