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Pause humanitaire: Blinken changera-t-il l’avis d’Israël?

TVA Nouvelles

2023-11-03T20:16:55Z

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Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a fait la demande d’une «pause humanitaire» vendredi au président israélien, Benyamin Nétanyahou, ajoutant sa voix à celle de plusieurs autres dirigeants de la communauté internationale.

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Même si les premières requêtes ont été balayées de la main par l’État hébreu, les États-Unis peuvent influencer davantage les décisions d’Israël, selon le membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie.

«Je dis souvent: "il n’y a que l’ami indéfectible qui peut nous dire les choses qu’on ne voudrait pas entendre"», affirme M. Lavoie sur les ondes de LCN.

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Il est de plus en plus évident que malgré l’intention de l’armée israélienne de viser que des cibles militaires, la population de Gaza se retrouve à être la première victime des bombardements.

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Avec l’annonce d’un bilan accumulant plus de 9000 morts dont 3826 enfants du ministère de la Santé du Hamas, les réclamations pour un cessez-le-feu s’accumulent, mais l’Israël continue de les ignorer.

Ces demandes n’ont cependant aucune crédibilité auprès de l’État d’Israël, d’après l’expert en relations internationales, puisque plusieurs des dirigeants qui les font ont été par le passé réfractèrent aux questions de sécurité d’État de ce pays du Proche-Orient.

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«Blinken peut être crédible dans une conversation très difficile envers les Israéliens parce que tout le monde sait et le président américain Joe Biden est totalement engagé derrière Israël», explique M. Lavoie.

Cette relation bilatérale permet au secrétaire d’État américain de dire au premier ministre israélien : «"si vous ne levez pas le pied un peu, l’appui et la solidarité internationale que vous aviez, va s’effriter"», soutient le spécialiste.

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Il ajoute que la guerre entre Israël et le Hamas commence à fragmenter l’opinion publique, et ce même aux États-Unis.

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«Le président Biden a de la pression à l’intérieur du parti démocrate. Le soutien à l’État d’Israël vient de plus en plus compliqué s’il y a, à la fois, une crise humanitaire pour laquelle il n’y a pas de solution», maintient-il.

Quelle perspective pour le peuple israélien?

M. Lavoie explique qu’avant l’attaque-surprise du Hamas le 7 octobre dernier qui a fait plus de 1400 morts dans la population israélienne, l’opinion des citoyens de l’État hébreu était très divisée, dont de nombreux étaient contre le régime de Benyamin Nétanyahou.

«Présentement, les échos de ce que j’entends sont du même bord», soutient-il.

«C’est une colère profonde et pas tant un désir de vengeance, précise-t-il, il faut revenir à la raison pourquoi on a créé Israël, c’est pour que ce soit un lieu où la population juive peut être en sécurité contre l’oppression venant d’ailleurs»

«Ça vient toucher à plein de choses, ajoute-t-il, c’est plus qu’une attaque atroce, c’est la plus grande attaque contre la population juive depuis l’Holocauste, alors évidemment que la colère chez les Israéliens est énorme et ils ne veulent pas entendre "paix".»

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Maintenant, «est-ce que ça prend la sécurité pour avoir la paix, ou est-ce que ça prend la paix pour avoir la sécurité?» demande M. Lavoie.

Il affirme que la visite de M. Blinken, bien qu’elle n’amènera pas la paix, pourra peut-être entraîner «une pause qui permettrait, à tout le moins, d’alléger les souffrances chez les civils. 

«Ça, ça serait peut-être une grande victoire dans le contexte de la complexité général.»

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