Tous les résultats
Publicité

Pauline Marois appelle le ministre de la Famille à agir pour les CPE

Photo courtoisie
2021-05-31T23:56:17Z

Partager

Pauline Marois a martelé lundi qu'un «coup de barre» était nécessaire dans le dossier des centres de la petite enfance (CPE) et que la CAQ en «paierait le prix» s’il n’agissait pas.

Questionnée au sujet des CPE et du manque de places, l’ex-première ministre du Québec, qui est à l'origine du réseau de la petite enfance au Québec, dit continuer de suivre de près le dossier.

«[Il faut] accélérer le processus de création des places [parce qu’en attendant], c’est les parents qui en paient le prix», a-t-elle soutenu en entrevue au micro de Geneviève Pettersen à QUB radio.

«Je sens chez le ministre [de la Famille, Mathieu Lacombe] beaucoup de bonne foi, mais le résultat n’est pas là», a déclaré Mme Marois.

La politicienne à la retraite n’avait d’ailleurs pas caché sa déception à l’égard du ministre Lacombe lors d’une entrevue accordée au mouvement Ma Place au travail plus tôt en mai.

Publicité

Selon l’ex-première ministre, il subsiste une bureaucratie «très lourde» qui pèse sur les CPE, résultant des gouvernements précédents.

«Il faut qu’il y ait un sérieux coup de barre qui soit donné, que le ministre s’attarde à "désalourdir" tout le processus et la bureaucratie», a ajouté Mme Marois.

«J’espère que le gouvernement va donner un coup de barre puis s’il ne le fait pas, il en paiera le prix», a-t-elle poursuivi.

Les réseaux sociaux sont un loup pour les politiciennes

Au cours de son entrevue, Mme Marois a également soulevé la question de la violence verbale envers les femmes en politique sur les réseaux sociaux. Elle a ainsi profité de sa tribune pour dénoncer le double standard, qui selon elle est pire qu’à son époque.

«C’est blessant, choquant et gratuit. Ce n’est pas le fond des choses qu’on attaque, mais bien la personne, son physique, son allure», a-t-elle confié à Geneviève Pettersen.

«Le gouvernement se doit d’intervenir en tant que régulateur pour mieux encadrer ce qui se passe sur les réseaux sociaux», a-t-elle dit.

Un mot sur Harold Lebel

Pauline Marois a confié avoir gardé un certain contact avec le député indépendant de Rimouski Harold Lebel, qui a été exclu du caucus du Parti québécois et accusé d’agression sexuelle.

Mme Marois espère que M. Lebel pourra «se défendre et défendre son point de vue [...] il a peut-être commis une erreur. Nous le verrons lors du procès, mais pour l’instant, je lui garde ma confiance».

Publicité
Publicité