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Patriots: le moment est venu de tirer la plogue avec Bill Belichick

L’entraîneur-chef des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Bill Belichick avant le match des siens contre les Colts, dimanche en Allemagne.
L’entraîneur-chef des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Bill Belichick avant le match des siens contre les Colts, dimanche en Allemagne. Photo AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2023-11-12T20:39:01Z

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Les Patriots se couvrent de honte et l’homme qui les dirige et qui a construit cette équipe, nul autre que Bill Belichick, doit partir.

La défaite de 10-6 face aux Colts a été la plus gênante dans cette triste saison. Il y en a eu des pires, diront certains. C’est vrai que 38-3 contre les Cowboys et 34-0 face aux Saints, ce n’était clairement pas chic.

Cette fois-ci, c’est la fin de la rencontre qui fait franchement pitié. Au quatrième quart, le quart-arrière Mac Jones a été victime d’une interception horrible. C’est un véritable cadeau qu’il a lancé dans les mains du maraudeur Julian Blackmon. 

Sa passe manquait de jus, de précision, de tout. Impossible de dire ce qu’il a vu sur cette séquence pour décocher une telle passe, mais cette décision grotesque va rester dans l’infamie. 

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Belichick, en bon patron dégoûté, l’a expédié sur le banc pour le reste du match. C’est déjà la troisième fois cette saison que ce sort lui est réservé.

On a toutefois vite compris pourquoi il s’entête depuis si longtemps à garder Jones en poste. Bailey Zappe, qui s’est amené en relève, n’a fait que rajouter une couche dans le domaine du burlesque. Feignant de lancer le ballon au sol pour arrêter l’horloge en fin de match, il a tenté une passe atrocement mollassonne dans une triple couverture, pour être intercepté à son tour. À vomir...

La fin?

Pourquoi Belichick devrait payer pour l’incompétence crasse de ses quarts-arrière? Parce que, justement, c’est lui le grand penseur derrière cet alignement. Belichick est le seul maître à bord et cette équipe pitoyable à regarder est la sienne.

Les Patriots montrent une fiche de deux victoires et huit revers, leur pire départ depuis 2000, l’année où Belichick amorçait son règne.

Chaque semaine, depuis trop longtemps, les situations embarrassantes se succèdent. On peut même remonter jusqu’à la saison dernière avec la fin de match catastrophique face aux Raiders. Vous vous souvenez de la crampe au cerveau de Jakobi Meyers?

Ces situations ne se produisaient que très rarement chez les Patriots auparavant, mais elles deviennent la norme.

Les Patriots ne sont plus l’équipe hyper-rigoureuse, disciplinée et attentive aux moindres détails qu’elle a longtemps été. 

Ils reviennent de ce duel en Allemagne humiliés. L’équipe tombe dans sa semaine de congé et le propriétaire, Robert Kraft, pourrait très bien décider qu’il en a assez vu. 

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Il fallait le voir, avant la rencontre, décrire à quel point il considérait ce voyage outre-mer comme important pour promouvoir le sport et surtout, son équipe. La seule promotion que les Patriots ont faite, c’est celle de leur putréfaction. Plus que jamais, ils font parler d’eux pour les mauvaises raisons. 

Et la suite...

Autant Belichick affichait un air dégoûté après l’interception qui a scellé le sort des siens en fin de match, autant Kraft, dans sa loge, semblait détruit, le regard au sol, le corps inerte. 

En simultané, l’image était très symbolique de la fin d’une époque, de la chute d’un empire. 

Belichick n’a plus de solutions. L’alignement qu’il a construit brique par brique est cruellement dépourvu de talent. La force de frappe de l’attaque est risible et encore là, c’est poli. C’est la quatrième fois cette saison que l’attaque a été limitée à un touché offensif ou moins. 

Il est tout à fait légitime de se dire qu’après les loyaux services rendus par Belichick depuis 20 ans, la classe la plus élémentaire serait de le maintenir en poste jusqu’à la fin de la saison, histoire de le laisser partir dans la dignité.

Si c’est la position de l’organisation, on peut comprendre. Toutefois, il ne fait plus aucun doute que la situation actuelle ne peut plus durer. Qu’il fasse ses boîtes aujourd’hui ou dans huit semaines, Belichick a fait son temps en Nouvelle-Angleterre.

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Et ailleurs? Ça, c’est une autre histoire. Si Belichick tasse son ego et accepte de diriger une autre franchise sans avoir les pleins pouvoirs, il y a aura de l'intérêt pour lui. À Foxborough, il ne restera de lui que sa statue, un jour, pour apaiser les plaies.

 

5 MOMENTS CLÉS

1. Toute une remontée!

Getty Images via AFP
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Les Browns ont gagné un match énorme face aux Ravens et pourtant, ils ne semblaient pas destinés à ce sort. Tirant de l’arrière 31-17 avec un peu plus de 11 minutes à jouer, ils ont comblé l’écart et le jeu clé du réveil a été un retour d’interception pour un touché de la part de Greg Newsome II, à peine 40 secondes après un touché offensif du receveur Elijah Moore. Pour eux, il s’agissait d’une première remontée de 14 points ou plus depuis la semaine 3, en 2018. Ils avaient perdu leurs 24 derniers matchs avec un tel retard. Ils sont sérieux, ces Browns! 

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2. Encore la défense

Getty Images via AFP
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La défense des Steelers a beau loger au 31e rang, elle a le don de se racheter en changeant le cours des matchs avec de gros jeux. C’est encore l’histoire du match face aux Packers. Les Steelers avaient l’avance par 23-19 en fin de quatrième quart et les Packers ont eu deux possessions pour tenter d’aller chercher la victoire. La première fois, c’est le maraudeur Keanu Neal qui a réussi une interception critique dans la zone des buts. La deuxième fois, c’est Demontae Kazee qui a réussi le même coup à la porte des buts. Dommage pour le quart Jordan Love, qui connaissait jusque-là un fort match.

3. La magie de CJ Stroud

Getty Images via AFP
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Pour la deuxième semaine consécutive, les Texans ont vu leur quart-arrière recrue CJ Stroud jouer les héros en fin de rencontre. Avec quatre minutes à jouer et une avance de 10 points, les Texans semblaient en voiture. Les Bengals sont toutefois revenus dans le coup contre toute attente. Avec la marque à 27-27, les Texans ont repris le ballon avec 1 min 33 s à jouer. Stroud a réussi trois passes coup sur coup pour 51 verges. La séquence s’est conclue avec le placement victorieux de Matt Ammendola. Stroud a amassé 356 verges avec un touché et une interception.

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4. Kyler Murray est de retour

Getty Images via AFP
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C’était un premier match cette saison pour Kyler Murray, lui qui a subi une déchirure du ligament croisé antérieur en décembre dernier. Le quart-arrière des Cardinals a procuré la victoire aux siens avec une poussée de 70 verges en fin de match qui a mené au placement gagnant. Le jeu qui a été marquant sur cette séquence est survenu sur un long troisième essai et 10 verges à faire. Murray a fui la pression et couru pour aller chercher le premier jeu, démontrant au passage que sa mobilité ne semble pas du tout affectée. Son rendement sera à suivre d’ici la fin de la saison.

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5. Match de fou!

Getty Images via AFP
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Quel duel offensif entre les Lions et les Chargers! Les deux équipes ont accumulé respectivement 533 et 421 verges dans le gain de 41-38 des Lions. En tout, les deux équipes ont converti huit tentatives de quatrièmes essais sur neuf, dont la dernière qui a pavé le chemin vers la victoire pour les Lions. Sur un quatrième essai et deux verges à franchir, Jard Goff a rejoint l’ailier rapproché recrue Sam LaPorta. Le gain a permis d’écouler le reste du temps et de réussir le botté victorieux. 

LES GAGNANTS DE LA SEMAINE

1. Les Texans

Ils sont assurément la plus belle surprise de l’année. CJ Stroud est maintenant 4-1 cette saison contre des équipes dotées de fiches gagnantes. Devin Singletary a connu sa meilleure journée en carrière au sol avec 30 courses pour 150 verges.

2. Les 49ers

Les Niners ont massacré les Jaguars. Le nouveau duo de Nick Bosa (1,5 sac) et Chase Young (0,5 sac) a épaté. Brock Purdy a rebondi avec trois passes de touchés. Dommage toutefois, Christian McCaffrey a vu sa séquence de matchs avec un touché prendre fin à 17.

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3. Dan Campbell

Les Lions sont superbes à voir et leur entraîneur-chef Dan Campbell a vraiment mis son empreinte sur l’équipe, qui a gagné 200 verges au sol face aux Chargers. Campbell est de la vieille école, mais n’est pas moins agressif pour autant dans ses décisions.

4. Les Vikings

C'est une cinquième victoire de suite pour les Vikings. Après un départ cahotique de 1-4, leur fiche est maintenant de 6-4. La défense étonne et Joshua Dobbs a encore fait le travail.

5. Dak Prescott

Le quart-arrière des Cowboys a amassé 404 verges et quatre passes de touchés. Ça aide quand les pauvres Giants sont en face, mais c’est quand même honorable.

LES PERDANTS DE LA SEMAINE

1. Les Ravens

À chaque fois qu’on identifie une équipe comme celle de l’heure dans la NFL, elle s’effondre! C’est au tour des Ravens, après avoir dominé leurs rivaux dans les dernières semaines. Lamar Jackson a lancé deux interceptions.

2. Derek Carr

Pour la deuxième fois cette saison, Derek Carr a dû quitter la rencontre après avoir subi une blessure. Cette fois, le pivot des Saints a été victime d’une commotion cérébrale. En relève, Jameis Winston a offert son manège habituel, avec deux touchés et deux interceptions.

3. Les Giants

Oui, d’accord, les Giants ne peuvent faire de miracles avec leur troisième quart-arrière, mais ils ont été déclassés 49-17 au pointage et 649-172 au chapitre des verges. Le quart-arrière Tommy DeVito, victime de cinq sacs et frappé sept autres fois, va finir en terrine.

4. Les Falcons

Les Falcons n’ont gagné qu’un de leurs cinq derniers matchs et pourtant, il n’y a qu’une équipe dans le lot qui est dotée d’une fiche gagnante. Vraiment pas convaincant!

5. Tyler Boyd

Le receveur des Bengals a échappé un dart de Joe Burrow dans la zone des buts sur la dernière poussée offensive des siens. Les Bengals ont dû se contenter d'un placement, ce qui a facilité la vie aux Texans sur leur séquence finale, eux qui ont pu l'emporter avec un botté plutôt qu'un touché. C'est un jeu qui a une incidence majeure sur la saison des Bengals.

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