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Anderson a revigoré le deuxième trio

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-03-09T22:00:00Z

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VANCOUVER | Ce n’est assurément pas l’idéal, mais, si Martin St-Louis surutilise sa première unité, c’est qu’il n’a pas vraiment le choix.

La perte de Kirby Dach pour le reste de la saison, même s’il a connu un hiver en montagnes russes, et l’inertie de Patrik Laine à forces égales forcent les ténors de l’équipe à mettre les bouchées doubles.

D’ailleurs, exception faite des deux attaques massives où le Tricolore aurait bien aimé pouvoir miser sur son boulet de canon précis à Calgary, l’absence de Laine, aux prises avec des symptômes grippaux, n’a pas trop paru.

Ça se comprend. Depuis le 11 janvier, date de son retour au jeu après avoir raté quatre matchs pour les mêmes raisons, il est l’attaquant régulier du Canadien le moins utilisé à forces égales (11min22s). Lors des six matchs suivant la pause des 4 nations, il est le seul à se trouver en deçà des 10 minutes (9min16s).

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C’est un peu délicat de présumer de la gravité du virus qui afflige le Finlandais, mais, en pleine course aux séries, on a déjà vu des athlètes jouer en dépit de blessures pas commodes. D’ailleurs, il semble y en avoir quelques-uns dans ce vestiaire.

Au pire, pourquoi ne pas l’habiller et l’envoyer dans la mêlée seulement en supériorité numérique, là où il sait faire la différence (ou le faire jouer sporadiquement)? Encore une fois, ce ne serait pas l’idéal, mais, entre ça et les 4min57s de jeu de Michael Pezzetta, il n’y aurait pas eu une grande différence dans le roulement des effectifs.

Et ce n’est pas une question de propagation du virus. Laine était à proximité du vestiaire des visiteurs du Saddledome de Calgary, tout de mauve vêtu, attendant ses coéquipiers pour embarquer dans l’autobus menant l’équipe vers l’aéroport.

Cela dit, puisque le prochain match n’est que mardi, à Vancouver, Laine aura probablement eu le temps de guérir.

Plus de temps en zone adverse

Le bon côté de cette absence, c’est qu’elle aura permis à l’entraîneur-chef du Canadien d’expérimenter Josh Anderson à la droite d’Owen Beck et d’Alex Newhook.

Évidemment, l’échantillon est mince, mais le dynamisme d’Anderson semblait se marier beaucoup mieux au style de la recrue.

«C’est une game un peu plus différente pour lui [Beck] quand il joue avec Andy dont le style est plus direct, qui amène beaucoup de rapidité», a reconnu le pilote du Canadien après la rencontre.

Selon Natural Stat Trick, cette unité a maintenu un indice de possession de rondelle de 61,54%. À titre comparatif, en six matchs, la combinaison Newhook, Beck, Laine n’avait pas fait mieux que 50%. À trois occasions, elle est même demeurée en bas de 31%.

Une expérience enrichissante

En matinée, Beck, heureux de possiblement terminer la saison à Montréal en raison du statu quo adopté par Kent Hughes, soutenait qu’il avait pour objectif de «générer plus d’occasions de marquer et d’obtenir plus de temps en zone offensive».

Ce match face aux Flames, même si son trio n’est pas parvenu à toucher la cible, est un pas dans la bonne direction.

D’ailleurs, en demeurant dans le giron du Canadien pour les 20 matchs restants de la saison, il pourra vivre, au minimum pour quelques rencontres, l’intensité d’une course aux séries éliminatoires.

«C’est très compétitif. Tout le monde veut être à son mieux et s’attend à la même chose de chacun de ses coéquipiers, a indiqué la recrue de 21 ans. Tout le monde a les yeux sur le portrait des séries. Je veux aider l’équipe à ne pas perdre son élan.»

Ça, c’est toujours plus facile quand on joue sur le territoire adverse.

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