Patrick Roy, inspiré par la série Canadien-Nordiques de 1993

Jonathan Bernier
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EAST MEADOW | L’avantage d’avoir un entraîneur-chef qui a remporté quatre coupes Stanley au cours de sa carrière de joueur, c’est qu’il peut se baser sur des expériences du passé pour prouver que ce qui semble difficile à réaliser demeure dans le domaine du possible.
Au lendemain de l’amère défaite subie dans le deuxième match de la série face aux Hurricanes, c’est ce que planifiait de faire Patrick Roy. Accusant un retard de 0 à 2, les Islanders sont rentrés à domicile, où ils disputeront le troisième match de cette confrontation jeudi.
D’ici là, Roy leur récitera l’un des chapitres les plus célèbres de la rivalité entre le Canadien et les Nordiques: la confrontation de 1993. Selon celui qui gardait les buts du Tricolore à l’époque, il y a quelques similitudes entre ces deux séries de premiers tours.

«Dans le premier match, on menait 3 à 1 [en fait, c’était 2 à 0]. Les Nordiques ont marqué deux buts en fin de match avant de l’emporter en prolongation. Ensuite, on a perdu 4 à 1 dans un match où je considère ne pas avoir été très bon», a-t-il d’abord rappelé.
«Mais, on est revenus à la maison, on avait l’énergie de nos partisans, la résilience de nos joueurs et un entraîneur qui croyait en nous, a-t-il ajouté. On a répondu, on a démontré du caractère. C’est l’occasion qui se présente à nous. C’est certain que demain [mercredi], je vais leur en parler.»
Ça ne plaira pas à Lou
Si Roy attend un peu pour réunir ses joueurs, c’est qu’il a choisi de leur offrir une journée de congé. Selon lui, ces 24 heures supplémentaires seront bénéfiques pour la suite de cette série.
Elles seront l’occasion de faire le vide, de réfléchir et d’apporter certains ajustements. Encore une fois, il s’est référé à une expérience du passé pour vanter les mérites d’une pareille journée de repos.
«Lou [Lamoriello] n’aimera pas cette anecdote. En 2001, quand on a affronté les Devils en finale de la Coupe Stanley, on a eu un congé entre les cinquième et sixième matchs. On avait gagné 4 à 0.»
L’Avalanche allait éventuellement remporter la coupe Stanley lors du septième et ultime match.
«Si on avait joué le surlendemain du cinquième match, on n’aurait peut-être pas gagné. Mais cette journée de congé avait permis à tout le monde de penser à ce qu’on avait fait et à ce qu’on pourrait faire de différent.»
Trop passifs en troisième
Cette fois, qu’est-ce que les Islanders doivent faire pour renverser la vapeur?
« À chacune des poussées des Hurricanes, nous devrons nous tenir debout et demeurer solides », a-t-il répondu.
Plus facile à dire qu’à faire considérant que la troupe de Rod Brind’Amour se spécialise dans la pression constante, les attaques en vague et la possession de rondelle. La troisième période de la dernière rencontre en a été un bel exemple. Les Hurricanes ont obtenu 17 tirs au but contre seulement un pour les Islanders.
« En troisième période, j’aurais aimé qu’on soit un peu plus solide le long des bandes et meilleur dans nos prises de décision pour sortir la rondelle, a-t-il analysé. Est-ce qu’on aurait pu protéger l’avance? Oui. Mais en série, on ne peut pas juste protéger une avance. »
Il faut avoir l’instinct du tueur un peu plus aiguisé.