Patrick Roy est heureux que les Montréalais aient découvert son joyau Matthew Schaefer

Mylène Richard
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Depuis le début de la saison, Patrick Roy est aux premières loges pour assister à l’éclosion de la recrue Matthew Schaefer. Les partisans du Canadien comprennent maintenant mieux le phénomène.
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« Je suis content pour les gens de Montréal qui ont pu le voir parce qu’il est tellement talentueux. Je suis convaincu que ç’a donné un bel exemple de quel genre de joueur il est », a soutenu l’entraîneur-chef des Islanders de New York jeudi.
En touchant la cible deux fois en moins d’une minute en deuxième période pour égaler le pointage 2 à 2, Schaefer a permis aux siens de revenir de l’arrière et l’emporter 4 à 3 en prolongation.
« Les deux buts qu’il a marqués, ça prend un bon sens du jeu pour être capable de se démarquer. Ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’après, il a continué de travailler, à générer de l’offensive et à être dominant sur la patinoire », a ajouté Roy.

Toujours plus impressionné
Même si l’ancien gardien du CH a parlé du caractère et de la résilience de l’ensemble de ses joueurs, tout le ramenait à sa jeune étoile.
« Chaque fois qu’on pense qu’on est impressionné, on l’est encore plus, a-t-il dit. Il amène tellement d’énergie. J’ai l’impression qu’il aime faire la différence dans le match et c’est exactement ce qu’il réussit à faire. Quand on tire de l’arrière, tu vois son énergie, ça motive le club. »
Pour l’attaquant Jean-Gabriel Pageau, le sourire et le plaisir de Schaefer sont contagieux.
« Ça amène du sang frais dans la chambre, a souligné l’auteur du filet gagnant, s’estimant chanceux de le côtoyer. Il a aussi de la maturité dans son jeu. On le voit offensivement avec les buts, mais également avec les détails, les batailles qu’il gagne, son bâton, ses premières passes, la manière dont il défend. C’est impressionnant à voir à son âge. »

Un record
Grâce à ses 17e et 18e filets de la saison à son 59e match, Schaefer détient maintenant le record pour le plus de buts inscrits par un défenseur de 18 ans dans l’histoire de la LNH. Il a devancé Phil Housley, qui en avait obtenu 17 en 1982-1983 avec les Sabres de Buffalo. Celui-ci avait conclu sa première campagne avec 19 réussites, mais les deux dernières avaient été inscrites après son 19e anniversaire.
« C’est le travail de toute une équipe, a humblement dit l’Ontarien. Je n’aurais pas réussi ça sans les joueurs dans ce vestiaire. Tout le monde, mes coéquipiers et le personnel, m’a bien accueilli. »
Schaefer a également atteint les 40 points. Seuls les arrières Bobby Orr (1966-1967), Housley et Rasmus Dahlin (2018-2019) ont réussi à franchir ce cap à 18 ans.

« Cool », le Centre Bell
Et même quand les adversaires tentent de bien le surveiller, Schaefer arrive à tirer son épingle du jeu.
« C’est ça le hockey, il y a des soirs où ça brasse et où il y a des gros coups. Mais c’est amuser de jouer au hockey, c’est bien quand les gars te courent après. Ça rend les choses intéressantes. Il suffit de redoubler d’ardeur », a-t-il répondu.
« C’est ça que les grands joueurs font, a constaté Pageau. Face à l’adversité, ils élèvent leur jeu d’un cran. Il a encore une fois réussi à le faire et il a changé la game. »
Même la foule endiablée du Centre Bell n’a pas ébranlé le jeune homme.
« C’était cool ! C’était plein, les gens ont fait la vague, ils criaient. C’était amusant. J’ai hâte de raconter à mon père et mon frère comment ça s’est passé », a mentionné Schaefer.