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Patrick Roy a raté le Titanic

Il n’a pas manqué le bateau en n’étant pas nommé l’entraîneur-chef des Maple Leafs, il a plutôt évité le naufrage

Patrick Roy alors qu’il dirigeait un entraînement des Islanders à Montréal.
Patrick Roy alors qu’il dirigeait un entraînement des Islanders à Montréal. Photo d'archives, Ben Pelosse
Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet
2026-06-17T19:30:00Z

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Patrick Roy n’a pas manqué le bateau en n’étant pas nommé l’entraîneur-chef des Maple Leafs. Il a plutôt évité le naufrage.

• À lire aussi : Patrick Roy faisait partie des derniers candidats en lice : les Maple Leafs nomment Jim Hiller comme entraîneur-chef

Pour le spectacle, j’aurais adoré le voir derrière le banc des Leafs. Mais je crois que ça aurait été comme croquer la belle pomme de la sorcière.

Patrick Roy, sa motivation, c’est gagner.

Tandis qu’à Toronto, la défaite est devenue une tradition ou une habitude.

Dans la plupart des organisations, l’échec crée une urgence.

Une marque, pas une équipe

Mais avec les Leafs, les défaites n’ont aucun batinse d’impact sur leur popularité. Les billets, les chandails et les hot-dogs se vendent. Les commanditaires se bousculent. Les Leafs, c’est devenu plus une marque qu’une équipe.

C’est peut-être pourquoi les Leafs ont gagné leur dernière coupe avant que l’homme ne marche sur la Lune. Pourquoi réparer une machine à cash aussi bien huilée ?

Pat Quinn devait les amener à la Coupe, puis Paul Maurice, Ron Wilson, Randy Carlyle, Mike Babcock, Sheldon Keefe et Craig Berube. Là, ce sera Jim Hiller, de qui j’ai entendu beaucoup de bien par des gens qui l’ont côtoyé.

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Craig Berube, entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto.
Craig Berube, entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto. MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Mais chaque fois, le scénario est identique. Cet entraîneur sera perçu comme un des problèmes et on le remplacera.

Le problème, ce n’est pas le nouveau DG John Chayka, ce n’est pas l’entraîneur et ce n’est même pas les joueurs. Le problème, c’est la culture pourrie de cette organisation. Je pense qu’il y a certains joueurs qui pourraient être bien meilleurs si elle changeait.

La culture pourrie

Celle-ci part du grand patron des Leafs, Keith Pelley, qui représente les propriétaires, dont Rogers, dont il était président auparavant.

Je ne comprends pas que ce monsieur ait encore une légitimité. C’est sûr que c’est un peu délicat pour les médias de Rogers de le dire.

Le grand patron des Leafs, Keith Pelley.
Le grand patron des Leafs, Keith Pelley. Dave Abel/Toronto Sun/QMI Agency

La goutte qui a fait déborder le vase, c’est que Pelley avait dit en 2025 que les Leafs n’étaient pas là pour vendre des chandails, mais pour gagner.

Et le New York Times a démoli Pelley en rapportant que cette année, les fans devaient payer 40 $ pour taper dans la main d’un joueur de Leafs.

Si tu veux que ton enfant agite le drapeau de l’équipe avant le match, ce n’est pas gratuit comme avec le CH, il faut payer 956,83 $.

Un selfie sur la glace déserte après un match, c’est 100 $. Le vestiaire vide peut être disponible pour un souper spécial. C’est 1000 $ par personne.

Profondément ancré

Les Maple Leafs sont l’un des clubs les plus riches de la ligue. Mais leur façon de redonner aux fans à Toronto, c’est de marchander tout. Question de rendre encore plus inaccessible cette équipe pourrie jusqu’à l’os dans sa culture.

Pensez-vous que Patrick Roy aurait pu changer tout ça ? Il peut seulement contrôler ce qu’il y a sur la glace.

Ça ne changera rien au reste qui est profondément ancré dans cette organisation. Ce qui a notamment transformé le fantastique Scotiabank Arena en ambiance de première classe du Titanic. Ça mange des couronnes de langoustes dans les 113 loges.

Oui, oui, il y en a 113 ! 

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