Patrick Roy à New York, point final!
L'entraîneur des Remparts pourrait poursuivre sa carrière avec les Rangers


Michel Bergeron
Partager
Il n’y a aucun doute dans mon esprit, Patrick Roy vit ses derniers moments dans la LHJMQ avant de faire le saut dans la Ligue nationale.
Et il ne reviendra pas dans la LNH avec n’importe quelle équipe, mais bien avec les Rangers, selon moi.
Pour l’instant, l’ancien gardien se concentre sur ses Remparts qui se mesurent aux Mooseheads en finale de la LHJMQ. Sans rien vouloir enlever à Halifax, la troupe de Roy devrait l’emporter et participer à la Coupe Memorial.
Si les astres s’alignent, on pourrait avoir droit, au tournoi national, à un affrontement entre Roy et Dale Hunter, qui dirige les Knights de London. Ces derniers sont de la finale ontarienne.
Imaginez un peu une Coupe Memorial avec Roy et Hunter... Deux anciens adversaires dans la LNH, mais aussi deux anciens coéquipiers avec l’Avalanche. Ce serait très intéressant à suivre.
Le fit parfait
Je suis convaincu que Patrick aura une autre chance dans la LNH après avoir été entraîneur au Colorado. Ce qui me fait dire ça, c’est que Patrick n’en parle pas – mais il ne dit pas qu’il n’est pas intéressé – et les équipes qui sont à la recherche d’un instructeur ne disent rien non plus. Je suis persuadé qu’on le contactera après la saison des Remparts, à moins que ce ne soit déjà fait.
New York est le fit parfait pour Roy. C’est plus grand que nature, c’est glamour et il y a de l’effervescence. Tous les joueurs rêvent de jouer à Manhattan. Ils sont traités comme des rois, mais il n’y a pas tant de pression. Ils ont la paix, ils peuvent se promener sur Broadway et seront reconnus peut-être par deux personnes sur un million!
Patrick Roy est une star et les stars sont à New York! Il fera la une de tous les journaux, sa photo sera probablement sur Time Square. Quoi demander de mieux?
En plus, le directeur général des Rangers, Chris Drury, est aussi un ex-coéquipier de Roy avec l’Avalanche. Et le grand patron, James L. Dolan, adore les vedettes.
Un regret de Guy Lafleur
Guy Lafleur m’avait déjà dit qu’il regrettait d’avoir pris sa retraite une première fois. Il aurait voulu jouer avec les Rangers bien avant, tellement il s’y sentait bien.
Bref, ça ne se peut pas que le poste d’entraîneur-chef se libère à New York et que Patrick Roy ne soit pas considéré. Il n’y a pas plus populaire et bon que lui. Les Rangers ne peuvent pas embaucher une recrue.
Quelle décision difficile pour le CH
Je ne voudrais pas être dans les souliers de Kent Hughes et compagnie. Ils devront décider s’ils prennent le risque de repêcher l’attaquant russe Matvei Michkov au cinquième rang. On prévoit que Connor Bedard, Adam Fantilli, Leo Carlsson et Will Smith seront déjà partis quand le Canadien aura droit de parole.
À 17 et 18 ans, Michkov s’est illustré avec des hommes dans la KHL. En temps normal, personne ne se poserait de question et on le sélectionnerait. Mais il y a la guerre et le décès mystérieux de son père. Il a aussi un contrat en poche qui ne lui permettrait pas de venir en Amérique avant trois ans.
Mais est-ce que le Canadien a besoin de lui la saison prochaine? Est-ce que le CH peut se permettre de le laisser aller, pour qu’il revienne le hanter? Des Russes comme Artemi Panarin et Kirill Kaprizov sont arrivés plus tard dans la LNH et ont rapidement fait leur place.
Montréal ne peut pas se tromper. Je n’ai pas vu jouer Michkov, mais s’il est le meilleur joueur disponible, Hughes doit le choisir. On ne veut pas revivre des comparaisons comme avec Jesperi Kotkaniemi et Brady Tkachuk.
– Propos recueillis par Mylène Richard
Les échos de Bergie
Un match de suspension? C’est une blague!
Il y a certes une rivalité naissante entre les Oilers et les Golden Knights, mais il y a des gestes qui dépassent les bornes. Le défenseur vedette de Vegas Alex Pietrangelo a asséné un violent coup de bâton à Leon Draisaitl. Il n’a écopé que d’un match de suspension. C’est épouvantable. Il doit remercier le ciel de ne pas avoir cassé le bras du meilleur pointeur des séries. Quant à Darnell Nurse, l’arrière d’Edmonton a été sanctionné aussi pour un match pour avoir été l’instigateur d’une bagarre dans les cinq dernières minutes d’une partie. Ici, ce n’est pas une question de jugement, mais une application du règlement.
Des Hurricanes sous-estimés
La Caroline a réussi à éliminer les jeunes Devils du New Jersey en cinq matchs. On dirait que les amateurs ne veulent pas les voir en finale de l’Est. Ils sont souvent sous-estimés. Pourtant, les Canes sont dirigés par un excellent entraîneur en Rob Brind’Amour, ils ont un beau mélange de jeunesse et d’expérience, ils sont rapides et marquent des buts, et ils gagnent en l’absence de joueurs importants. Les Hurricanes attendent maintenant de savoir qui seront leurs prochains adversaires entre les Maple Leafs de Toronto et les Panthers. Si les Auston Matthews, Mitch Marner, John Tavares et William Nylander montrent un peu de fierté, cette série pourrait s’allonger (la Floride menait 3 à 1 avant le match de vendredi soir). Du lot, seul Nylander paraît bien.
La fin du conte de fées pour le Kraken?
Les Stars n’ont pas semblé impressionnés par la belle histoire du Kraken, qui surprend à sa deuxième saison seulement dans la LNH. Dallas a pris les devants 3 à 2 et ils ne devraient plus regarder en arrière. Les Stars sont comme les Hurricanes: malgré tout leur talent, ils sont sous-estimés. Le gardien Jake Oettinger est solide, constant et stable. L’entraîneur Peter DeBoer a déjà mené deux de ses clubs en finale de la Coupe Stanley. Les vétérans Joe Pavelski, Jamie Benn et Tyler Seguin sont admirablement bien appuyés par les Jason Robertson et Roope Hintz. Et que dire de Max Domi qui revit en séries!