Patrick Huard: nouveaux défis à l’écran et à deux avec Anik Jean
Marie-Ève Leclerc
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Cette saison, Rosalie Bonenfant et Ricardo Larrivée accueillent un nouvel animateur à Deux hommes en or et Rosalie: Patrick Huard. Un mandat qui enthousiasme l’homme aux multiples chapeaux, à qui l’animation manquait énormément. Il nous en parle, tout en partageant sa vision pour 2026 et en abordant sa collaboration avec sa conjointe, désormais sa gérante.
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Le 8 janvier avait lieu l’enregistrement de la première émission de la 13e saison de Deux hommes en or et Rosalie, marquée par l’arrivée d’un nouveau visage au sein du trio: Patrick Huard. Rencontré quelques minutes avant l’enregistrement devant public, l’animateur était très fébrile. «J’ai vraiment hâte que ça commence», nous confiait-il d’emblée, se disant emballé à l’idée de renouer avec l’animation. «Ça me manquait beaucoup de faire des entrevues. Avec La tour — le talk-show quotidien qu’il animait de 2020 à 2022 à TVA — c’était devenu trop exigeant et je n’aurais pas pu faire autre chose. Ici, c’est différent, puisque c’est seulement une fois par semaine et nous sommes trois pour animer le show. C’est donc une job de coanimateur où tu peux t’appuyer sur les autres. Ça me permet de retrouver le plaisir de faire des entrevues», explique-t-il, en référence à ses coanimateurs, Rosalie Bonenfant et Ricardo Larrivée.
Bien que l’arrivée de Patrick Huard soit récente sur le plateau, la complicité entre les trois animateurs se fait déjà sentir. «La chimie entre nous est super bonne, elle démontre une belle complémentarité. Nous ne sommes pas toujours en accord et nous ne voyons pas tout de la même façon, mais en même temps, ça fit vraiment.» Cela s’avère vrai d’autant plus que Patrick connaît déjà Ricardo, avec qui il partage un ami commun, le pédiatre Jean-François Chicoine: «Il est très heureux qu’on anime une émission ensemble. Et je suis très content de travailler avec Ricardo.»
Un travail d’équipe
Chaque vendredi soir, les animateurs de Deux hommes en or et Rosalie sont à l’écran. La veille de l’enregistrement, un important travail d’équipe se fait en amont: «On commence par décider qui on va interviewer et pourquoi on veut le faire. L’équipe donne aussi son avis. Ensuite, on brainstorme sur les angles d’entrevue, on s’obstine un peu sur l’angle choisi. (rires) Tout le monde lance ses idées, et ça nous aide à structurer le tout. Comme je le disais à mon équipe de La tour, oui, je suis la personnalité à l’écran, mais je suis le porte-parole de toute une gang. Ça a l’air de venir de moi, mais ça vient aussi des autres qui travaillent avec moi.»
Les rencontres humaines avant tout
Acteur, auteur, producteur, humoriste et animateur, Patrick Huard porte plusieurs chapeaux dans le milieu culturel. Que préfère-t-il du métier d’animateur? «Les rencontres humaines. J’ai toujours dit que le grand privilège de mon métier, ce n’est pas ce que je fais, mais les gens que je rencontre. J’ai la chance d’avoir des conversations qui n’auraient jamais lieu ailleurs. Je ne pourrais pas, par exemple, dire à Catherine-Anne Toupin, dans un 5 à 7: “Voici ce dont j’aimerais te parler”. Mais comme animateur, je peux poser les questions dont j’ai vraiment envie. C’est ce que j’aime le plus de ma job.»
Quel invité rêve-t-il de recevoir cette saison? «Je n’y ai pas encore pensé. Ce que je souhaite d’abord, c’est de ne pas être poche dans mon entrevue de ce soir, pour que personne n’ait de regrets pour les 11 prochaines semaines. (rires) Après, on verra! Je suis très ouvert. Parfois, on rêve d’interviewer quelqu’un et c’est formidable. D’autres fois, on nous propose une personne qu’on connaît moins et ça devient une rencontre exceptionnelle. À ces moments-là, tu es dans la curiosité, dans l’écoute, complètement connecté à l’autre. Et c’est là qu’on peut être le meilleur.»
Du repos pour 2026
Patrick Huard a enchaîné les projets l’an dernier, avec l’animation de LOL: qui rira le dernier?, les tournages de la série Bon cop, bad cop, en plus de l’animation de Fear Factor Célébrités et le tournage d’un film en France, pour ne nommer que ceux-ci. A-t-il profité des fêtes pour se reposer? «Oui, vraiment beaucoup! J’ai passé l’essentiel de mes vacances à manger, à passer du temps avec mon monde et à jouer à des jeux. C’était parfait! Avec Deux hommes en or et Rosalie, c’est un retour de congé avec une bonne dose d’adrénaline. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’étais imaginé qu’on commençait deux semaines plus tard», rigole l’animateur.
En 2026, a-t-il envie de ralentir un peu ses activités? «Pour le moment, je suis dans le montage et la postproduction de Bon cop, bad cop. Il reste beaucoup de choses à faire: la musique et les effets sonores, les effets spéciaux, la colorisation... Mais, c’est un merveilleux projet et je suis vraiment content de faire tout ça. Je pense que ça sera vraiment bon! Après, il y aura d’autres projets, mais rien d’urgent. L’an dernier, j’ai pris quelques jours de congé ici et là, mais c’est tout. Cette année, on prendra probablement quelques semaines de vacances, pour faire à manger et jouer à des jeux.»
Amour et gérance
Anik Jean et Patrick Huard forment un formidable duo, dans les sphères tant personnelle que professionnelle. Bien qu’ils aient l’habitude de travailler ensemble, ils ont ajouté une nouvelle corde à leur arc au niveau de leur collaboration professionnelle: la gérance. «Ça fait longtemps qu’on travaille ensemble. À un moment donné, lorsque j’étais en France, il y avait plein de trucs dont je ne pouvais pas m’occuper, et Anik a pris le relais. Puis, on s’est dit que ça devrait être comme ça, pour vrai. Ce genre de choses, c’est facile pour elle, tandis que pour moi... zéro! Je n’aime pas du tout faire ça. Je n’avais plus de manager depuis environ sept ans, et je commençais à me dire qu’il faudrait que je me trouve quelqu’un. Avec Anik, ça s’est fait naturellement, et elle est excellente.»
Comme les affaires restent dans la famille, ça facilite grandement les choses. Mais, le couple a tout de même dû établir certaines règles afin que le boulot ne prenne pas toute la place. «Il faut se booker des réunions, sinon on travaillerait du matin jusqu’à minuit. Entre nous, c’est toujours un melting-pot d’idées. Par contre, je suis excellent pour dire: “Il est 17 h, on ferme la shop! Désolé, madame, revenez durant nos heures d’ouverture.” Donc ça se passe à merveille avec ma nouvelle gérante!»
Fier de ses enfants
Père de deux enfants, Nathan, 14 ans, et Jessie, 28 ans, Patrick Huard est très fier de sa progéniture. Son fils est au secondaire, il est très bon à l’école et tout comme ses parents, il est passionné par les arts. Quant à Jessie, elle a récemment réalisé un exploit comme trapéziste, ce qui remplit son papa de fierté. «Elle a porté le drapeau du Canada dans un festival de cirque en Hongrie. C’est un beau métier, c’est tripant de la voir aller!»