Patrice Bernier a été un peu submergé


Dave Lévesque
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Patrice Bernier était fier, mais aussi un peu submergé 24 heures après l’annonce officielle de son intronisation au Temple de la renommée du soccer canadien.
L’ancien capitaine de l’Impact a reconnu que la dernière journée avait été fertile en émotions quand il s’est entretenu avec le représentant du Journal.
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« C’est une fierté de faire partie du patrimoine canadien historique en sachant tout le parcours que j’ai fait et les années que j’ai mises. »
« Tout ça s’archive dans un endroit où je me retrouve parmi un groupe illustre de gens qui ont façonné le patrimoine du soccer canadien. »
On ne sait pas encore quand aura lieu la cérémonie d’intronisation. Toutefois, il n’est pas rare que celle-ci coïncide avec un match de l’équipe nationale, et celle-ci recevra la Jamaïque au BMO Field de Toronto le 27 mars prochain, un match après lequel le Canada pourrait célébrer sa qualification pour la Coupe du monde ou encore s’en assurer.
Timing
Dans ce contexte, le timing est presque parfait pour la nomination de Bernier.
« On se garde une réserve, mais le Canada se dirige vers la Coupe du monde 2022 au Qatar et on imprime mon nom dans l’histoire du soccer canadien au même moment, c’est génial. »
Bernier, qui a eu 56 titularisations avec l’équipe nationale, en conserve de bons souvenirs et y est même retourné en fin de carrière, après une bonne pause.
« Je suis content parce que je suis revenu dans l’équipe nationale en 2017 et, quand je suis revenu, j’étais capitaine et l’équipe était sur une trajectoire montante. »
Bon choix
Avant de se consacrer entièrement au soccer, Patrice Bernier a été un joueur de hockey élite aussi, disputant deux saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.
Au terme de la saison 1997-1998, il a décidé de tirer un trait sur la glace pour se concentrer sur le gazon, faisant un passage à l’Université de Syracuse.
« Ce choix a défini le cours de ma vie. J’ai lâché le sport national pour un sport moins en vue. On comptait alors sur les doigts de la main les joueurs [canadiens] qui avaient une carrière internationale. »
« J’ai quand même fait le bon choix à la fin et cet honneur le confirme. »
Humilité
Quiconque connaît Patrice Bernier sait qu’il n’est pas du genre à avoir la grosse tête, alors un tel honneur est quelque chose de gros pour l’homme de 42 ans.
« Je pense surtout à tout le monde qui m’a soutenu, ma famille, mes amis, mes coéquipiers et mes coachs qui m’ont entouré. »
« C’est une passion qui est devenue un métier et ensuite une carrière, et celle-ci est maintenant estampée dans l’histoire du soccer canadien. »
Il a une pensée toute particulière pour ses parents, qui ont toujours été derrière lui. « Je ne pourrais jamais repayer mes parents, la seule façon de le faire était de me comporter le mieux possible et ça m’a mené au Temple de la renommée du soccer du Canada. »