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Patinage de vitesse courte piste: une équipe canadienne plus soudée obtient d’excellents résultats

International Skating Union
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-12-18T21:52:03Z

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À sa première saison à la barre de l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste, le triple olympien Marc Gagnon voulait créer une meilleure synergie entre tous les patineurs. Les résultats lui donnent raison.

Adjoint depuis quelques années déjà, Gagnon n’aurait pas pu demander de meilleurs résultats pour son baptême comme entraîneur-chef. «Il y a eu beaucoup de changements, mais les patineurs ont bien réagi, a-t-il mentionné. J’ai apporté une nouvelle vision et tout le monde a bien répondu. Il faudra voir si je vais tenir les mêmes propos dans dix ans.»

Dans un sport individuel où l’on retrouve trois épreuves par équipe, Gagnon voulait créer une meilleure cohésion au sein du groupe. «L’an dernier, c’était visible qu’il n’y avait aucune cohésion dans le relais mixte, a-t-il souligné. Je voulais m’attaquer à cet aspect. Quant à la chimie de tout le groupe, ce n’était pas pourri, mais il n’y avait aucun doute qu’on pouvait s’améliorer. Il faut que la cohésion aille au-delà des petites amitiés qui existent à l’extérieur de la glace.»

Le Canada a connu une excellente première moitié de saison. William Dandjinou est en feu et il est en excellente position pour remporter le Globe de cristal avec seulement deux étapes au calendrier à disputer. Même chose pour le relais 5000 m des hommes. Le relais 3000 m des femmes connaît aussi une bonne saison avec deux médailles d’or en Asie. 

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«Parce que le développement physique était déjà bien fait, la meilleure cohésion n’explique pas à 100 pour cent les bons résultats, a reconnu Gagnon, mais on a parfois tendance à oublier qu’il y a trois épreuves par équipe dans notre sport qui est individuel. Cette cohésion d’équipe a été bénéfique pour moi comme athlète et je voulais apporter cette facette dans le groupe. La cohésion et le travail d’équipe sont très importants.»

Dandjinou note les changements apportés par Gagnon. «Le collectif est meilleur tout comme la chimie entre les hommes et les femmes, a-t-il mentionné. Marc est un grand rassembleur. C’est sa grande force. Sur le circuit mondial, il parle de la délégation du Canada. Au quotidien, le changement d’entraîneur-chef ne change toutefois pas grande chose parce que je continue de travailler avec Sébastien [Cros]. Je suis autant à l’aise avec l’un ou l’autre.»

Un environnement positif

Gagnon donne un exemple des avantages à évoluer dans un environnement positif où tout le monde se serre les coudes. «Jordan [Pierre-Gilles] a connu une Coupe du monde correcte sans plus en Chine, a-t-il souligné. L’humain étant ce qu’il est, il aurait pu s’apitoyer sur son sort. Dans un contexte positif, il est toutefois revenu en force et remporté l’argent au 500 m en Corée. Il y a eu une disqualification un peu étrange au 1000 m sinon il aurait aussi atteint la finale A.»

«Jordan avait un travail personnel à faire, d’ajouter Gagnon, mais ce travail est plus facile dans un environnement positif.»

Rentrés d’Asie, lundi, les patineurs canadiens profiteront de cinq journées de congé pendant les Fêtes avant de reprendre l’entraînement. Les sélections pour les deux dernières étapes du circuit mondial auront lieu du 24 au 26 janvier à Montréal. Le championnat mondial se déroulera en Chine cette année.

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