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Pascal Vincent : «Si une équipe veut avoir mes services, ils vont être patients»

Ses succès avec le Rocket pourrait intéresser une équipe de la LNH qui cherche un nouvel entraîneur

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-05-06T18:30:34Z

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Pascal Vincent a mené le Rocket au sommet du classement de la Ligue américaine de hockey et ça ne passera pas inaperçu. 

Comme il y a quatre postes d’entraîneurs disponibles dans la LNH et que trois autres entraîneurs sont pour le moment nommés seulement sur une base intérimaire, le téléphone de Kent Hughes risque de sonner. Lors de son bilan de fin de saison, mardi, Hughes a indiqué qu’il laisserait Vincent décider de la façon dont seront gérées les demandes s’il y en a.

«Kent et moi on s'est parlé, a reconnu Vincent mardi matin. Puis on a discuté de cette situation-là et j'apprécie ça énormément, mais mon cœur est avec le Rocket.

«Habituellement, quand tu veux quelqu'un, tu peux attendre une semaine deux semaines trois semaines peut-être même un mois, donc ce n’est pas une position difficile. Je te dirais que c'est un privilège juste d'être interviewé dans la Ligue nationale, puis le poste d'entraîneur-chef, c'est un immense privilège [de l’occuper]. Pour l'instant, mon focus est avec ces boys-là, avec ma gang», a lancé Vincent en pointant le vestiaire du Rocket de la tête.

On verra

Vincent a signé une entente de trois ans avec le Canadien l’été dernier, mais tout le monde se doutait bien qu’il n’irait pas au bout de celle-ci. Cependant, ils étaient sûrement peu nombreux à penser qu’il connaîtrait autant de succès et aussi vite avec un groupe très jeune, ce qui leur rend intéressant. Vincent va donner le temps au temps, mais ne ferme pas entièrement la porte à une offre si on lui en présente une.

«S’il y a des choses qui se produisent entre les séries et que j’ai un peu de temps libre, c'est quelque chose qu’on va gérer. On m’a dit qu’on me laisserait prendre la décision et je l'apprécie énormément.»

À 53 ans et avec près de dix saisons d’expérience dans la LNH comme adjoint et entraîneur-chef, disons que Pascal Vincent est un peu moins stressé.

«Il y a 10 ans, ça serait peut-être un peu différent, mais je l'ai vécu j'ai été dans la Ligue nationale pendant plusieurs années dans différents rôles. Ce que je peux dire, c'est que si une équipe veut avoir mes services, ils vont être patients. Puis au bout de la ligne, on verra ce qui va arriver lorsque l'été va avancer.»

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