Pascal Vincent se confie: «Je suis rendu à une autre étape»
Agence QMI
Partager
Même s’il obtient une promotion en joignant l’organisation du Kraken de Seattle, Pascal Vincent a pris une décision qui s’est avérée plus difficile qu’on puisse le penser.
• À lire aussi : Pascal Vincent embauché comme adjoint par le Kraken
• À lire aussi : Qui pour remplacer Pascal Vincent à Laval ?
Celui qui dirigeait le Rocket de Laval, le club-école du Canadien, depuis deux saisons était dans une situation quasi rêvée. Il était chez lui, proche de sa famille.
Or, de son propre aveu, il était rendu à une autre étape. Et l’offre du Kraken était trop belle pour la laisser filer.
« Ça s’est fait relativement rapidement, a-t-il confié en entrevue à l’émission JiC sur les ondes de TVA Sports. Mais ce n’est pas une décision qui est facile pour moi de partir de chez nous à Laval, l’organisation du Canadien. C’est une grosse décision, mais c’est comme j’ai dit depuis le début, une opportunité devait se présenter à laquelle je ne pouvais pas dire non et c’en est une comme ça. »
« Je suis rendu à une autre étape, a-t-il également avoué. J’étais bien à Laval, j’étais devant mon monde, j’étais avec ma famille, j’étais devant nos partisans incroyables, avec l’organisation du Canadien. Il fallait que ce soit une offre dans un rôle que j’étais prêt à accepter avec une organisation qui a une vision qui est similaire à la mienne. »
Cette opportunité, elle n’est pas tombée du ciel. Voilà déjà un an que le Kraken s’intéresse à Vincent.
« On s’est parlé un petit peu l’été passé avec Lane Lambert, qui est l’entraîneur-chef à Seattle. On a appris à se connaître un petit peu, mais le timing n’était pas idéal pour lui ni pour moi », a-t-il admis.
« Finalement, ils ont demandé la permission aux Canadiens de me parler cette année. [...] Ils sont revenus quelques jours plus tard avec une offre qu’on ne pouvait pas refuser. »
Au coeur de cette offre, c’est le rôle qu’il jouera au sein du groupe d’entraîneurs à Seattle. Il sera en quelque sorte le bras droit de Lambert derrière le banc et sera responsable de tout ce qui touche à l’offensive.
« Je vais être premier adjoint, si je peux le définir comme ça. Donc je vais pas mal toucher à tout, aider les entraîneurs responsables des unités spéciales, travailler avec les attaquants, développer un plan offensif. Ils sont bien structurés défensivement, mais ils ont un peu de difficulté à créer de l’offensive. Je vais passer beaucoup de temps à essayer de définir un petit peu leur offensive, puis trouver des façons de s’améliorer », a-t-il précisé.
Pas d’opportunité à Montréal
Même si Vincent a fait un travail colossal lors de son séjour avec le club-école, le Canadien n’a pas tenté de le convaincre de rester en lui offrant un poste dans l’équipe de Martin St-Louis.
« Montréal est dans une belle position. Je ne vois pas pourquoi il y aurait un changement dans l’équipe d’entraîneurs, a-t-il fait valoir. À Laval, on était dans une belle position et il y a de bons entraîneurs qui vont prendre la relève. »
Il retrouvera tout de même un poste sur un banc d’une équipe de la LNH pour la première fois depuis la saison 2023-2024 alors qu’il dirigeait les Blue Jackets de Columbus.
« La Ligue nationale, c’est la Ligue nationale. Ce sont les 700 meilleurs joueurs de hockey au monde et tu as une opportunité de travailler avec eux autres. Tu leur enseignes des choses, mais tu apprends aussi beaucoup d’eux. »