Inébranlé par les propos de François Legault lancés à son égard, Pascal Bérubé était à Mont-Joli vendredi pour lancer officiellement sa campagne électorale.
Le candidat péquiste croit que pour être un bon député, il faut savoir comment porter les dossiers à l'Assemblée nationale.
Il affirme d'ailleurs que près de 100% des dossiers qui étaient sur la table dans sa circonscription se sont concrétisés. Le seul projet majeur qui manque à réaliser est celui du complexe aquatique à Matane.
Écoutez l'entrevue avec Pascal Bérubé à l’émission de Yasmine Abdelfadel diffusée chaque jour en direct via QUB radio:
Donner une «ride» à Pascal Bérubé
Le député sortant a été questionné sur les propos que François Legault a tenus auprès du candidat de la CAQ de Matane-Matapédia mardi à Rivière-du-Loup.
Le chef de la Coalition avenir Québec avait dit à Jean-Sébastien Barriault «On va lui donner une ride à mon amie Pascal».
Selon Pascal Bérubé, cette pointe a galvanisé les troupes péquistes.
«J’ai été surpris du ton, on peut dire ça, j’imagine que c’était pour encourager son candidat, mais ce n’est pas conforme aux échanges que j’ai avec lui depuis 20 ans», a affirmé Pascal Bérubé.
Il affirme ne pas avoir eu de contacts avec François Legault depuis cette déclaration.
Il a aussi été question de la possibilité qu'il soit le dernier représentant de l'organisation politique souverainiste. Pascal Bérubé veut maintenir l’attention sur la campagne électorale actuelle et il affirme que les gens pourraient être surpris le 3 octobre.
«Moi, je pense qu'il y aura une progression substantielle du Parti Québécois», a déclaré le député sortant de Matane-Matapédia.
La démographie comme dossier pour les prochaines années
Pascal Bérubé croit que l’enjeu principal des prochaines années est d’augmenter la démographie dans sa circonscription. Selon lui, augmenter le nombre de résidents dans les régions permettra d’augmenter l’offre de service.
«C’est le grand thème pour l’avenir», a-t-il lancé.
«Faut aller chercher des infirmières, faut aller chercher du personnel spécialisé dans le monde industriel, ça prend des vétérinaires, ça prend des optométristes, ça prend des travailleurs spécialisés», a ajouté le politicien.
Pascal Bérubé estime que les régions ont beaucoup à offrir.
«On habite un milieu fantastique, à proximité de la nature, il y a moins de pollution, pas de bouchons de circulation.»