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Pas question de revenir en arrière

Photo portrait de Karine Gagnon

Karine Gagnon

2022-10-08T09:00:00Z

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Dans les villes où des tramways ou trains légers ont été implantés dans un avenir récent, chaque fois, le même constat ressort. Une fois les inquiétudes de départ dissipées, et les désagréments des travaux terminés, aucune ne reviendrait en arrière.

À Bordeaux, où la ville a été littéralement transformée par son tramway, l’ancien maire Alain Juppé affirme qu’il y a toujours un décalage entre la première réaction, qui est négative, et après, quand on a mis le mouvement en marche.

«Les gens n’imaginent pas la ville sans tramway, aujourd’hui», avait-il souligné en entrevue, plus tôt cette année.

Les reportages de nos journalistes à Edmonton, à Waterloo et à Ottawa démontrent bien une fois de plus ce phénomène. 

Opposition et questions 

Québec est loin d’être le seul endroit où des opposants au projet se sont manifestés. C’est même la norme, et c’est à la Ville de répondre aux questions et de distinguer le vrai du faux. 

Quand on vient bousculer les habitudes des gens, ça suscite des inquiétudes, et c’est normal, disait cet été Daniel Genest, directeur du bureau de projet du tramway de Québec.

Dans tous les cas, les années de construction ont été difficiles, voire «horribles» ont commenté les commerçants de Waterloo. 

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Mais malgré tout, ce sont les côtés positifs qui ressortent après coup. Dans certains cas, on note une hausse du loyer le long du tracé, mais on fait de meilleures affaires, par exemple.

C’est quand même frappant : même à Ottawa, où le fiasco s’est soldé par une enquête publique tant il y a eu de ratés, on parle déjà de deuxième et de troisième phases.

Apprendre des erreurs 

Le tramway doit être envisagé non seulement en termes de moyen de transport, mais aussi comme outil de développement, comme le souligne un conseiller municipal de Waterloo. Ça aussi, Québec doit le faire ressortir davantage.

L’avantage de Québec, qui s’avère la seule ville de 500 000 habitants et plus à ne s’être toujours pas dotée d’un réseau structurant de transport, c’est d’avoir la chance d’apprendre des erreurs des autres.

La mise en service trop rapide, alors que tout n’est pas prêt, fait partie de ces pièges à éviter. 

Le défi pour Québec, qui en est un de taille, consiste maintenant à aller le plus possible au-devant des coups jusqu’à la fin.

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