Pas question d’allumer le feu : Équipe Canada junior marche sur des œufs à l’approche de la demi-finale


Nicolas Cloutier
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ST. PAUL | Les joueurs et même le directeur général d’Équipe Canada junior, Alan Millar, ont tenté du mieux qu’ils pouvaient de passer l’éponge sur le passé et de minimiser la rivalité avec les Tchèques, qui leur ont montré la porte les deux dernières années en quarts de finale.
Tous refusaient d’allumer le feu compte tenu de l’historique impossible à ignorer entre ces deux équipes, qui n’avaient vraiment pas l’air de s’aimer le 26 décembre dernier.
«On est passés à autre chose, on est passés par-dessus les deux dernières années, a fait valoir le DG d’Équipe Canada junior, samedi au Grand Casino Arena, la veille du match de demi-finale contre les Tchèques. Ce ne serait pas différent si on affrontait la Finlande. C’est une demi-finale, un carré d’as, dans un Championnat mondial.»
«C’est un nouveau groupe, une nouvelle équipe. Le passé, c’est le passé, a plaidé Cole Beaudoin. La rivalité avec la Tchéquie est évidemment importante, mais c’est une nouvelle année.»
Prudence était le mot d’ordre dans les déclarations à l’approche du jour J, si bien que Zayne Parekh, qui avait été sollicité par les membres des médias, n’a pas été rendu disponible.
Le défenseur des Flames, devenu un favori des journalistes ici, a donné des cheveux gris à Hockey Canada lors d’un récent point de presse en suggérant que «les gens à Calgary» l’encouragent à donner des réponses robotiques aux médias.
Même Caleb Desnoyers, toujours très loquace et enthousiaste, tenait un discours plus sobre. Il affichait l’air sérieux d’un homme en mission.
«Oui, il y a une rivalité, a-t-il toutefois reconnu. À cause du match du 26 [décembre], oui, mais surtout à cause des dernières années. C’est l’équipe qui nous a éliminés les deux dernières années et tu ne veux jamais perdre la fierté canadienne.»
«Tout le monde est un rival du Canada, a de son côté remis en perspective l’entraîneur-chef de la Tchéquie, Patrik Augusta. Les Canadiens ont toujours été talentueux. La différence cette année est qu’ils n’ont pas perdu un match.»
Le pilote des Tchèques garde la foi. «Nous pouvons les battre.»
Foules décevantes
Le Minnesota porte plutôt mal son surnom d'État du hockey depuis le début de ce Championnat mondial junior organisé dans les villes jumelles de St. Paul et Minneapolis.
Il faut dire que les foules ont été décevantes au Grand Casino Arena et au 3M Arena at Mariucci. Beaucoup de gens que nous avons croisés ignoraient d'ailleurs qu'un championnat d'une telle envergure avait lieu dans leur cour.
«Ce ne sera pas toujours rempli, a concédé le capitaine Porter Martone. Il faudra trouver cette énergie. On sait que 4 millions de Canadiens vont regarder à la maison. C'est toujours une source de motivation pour nous.»
Bien que le Canada n'ait pas joué devant guichets fermés jusqu'ici, les spectateurs portaient majoritairement la feuille d'érable.
«Je pense que la foule a été bonne, a pour sa part mentionné Beaudoin. Les partisans du Canada ont fait le voyage pour nous soutenir et nous l'apprécions beaucoup.»