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Pas le temps de niaiser au camp du Canadien

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-09-18T19:10:27Z

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L’équipe évolue, le processus avance, les exigences changent. On en a eu un premier aperçu en recevant, mardi soir, la liste des joueurs invités au camp du Canadien.

Il y avait 59 noms d’inscrits. Douze de moins que l’an dernier et 15 de moins que lors du premier camp de Martin St-Louis au poste d’entraîneur-chef du Canadien.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

«C’était le temps d’être moins nombreux, a-t-il indiqué. L’an passé, nous avions quatre équipes pour les matchs intraéquipes. Cette année, on en a trois. Ça va nous permettre d’attaquer des choses plus rapidement.»

Terminée, donc, l’époque où on appelait des joueurs simplement pour venir remplir des chandails. En tout cas, il y en aura moins puisque près d’une cinquantaine d’entre eux formeront les rangs du Canadien et du Rocket.

Voilà possiblement ce qui expliquait l’étincelle qu’il y avait dans les yeux de St-Louis. Un peu comme l’enseignant qui retrouve les élèves qu’il apprécie à la rentrée scolaire.

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D’autant plus que, comme il l’a lui-même fait remarquer, le groupe qui se présentera tous les jours devant lui au cours des trois prochaines semaines est «plus mature, plus talentueux et plus profond» que ceux que ses adjoints et lui ont eu à évaluer lors de ses deux premières saisons.

«Les jeunes grandissent. Il y a deux ans, on avait entre cinq et sept recrues», a rappelé l’entraîneur-chef, à propos de son premier hiver complet à Montréal. Juraj Slafkovsky, Kaiden Guhle, Jordan Harris, Arber Xhekaj, Johnathan Kovacevic, Justin Barron et Rafaël Harvey-Pinard ont tous joué sous ses ordres à un moment ou l’autre de cette campagne.

Pas de changements majeurs

En lever de rideau de la saison, ils risquent d’être trois. Et chez les vétérans, les nouveaux venus se limiteront à Patrik Laine et, possiblement, Alex Barré-Boulet. Il sera donc plus facile pour St-Louis et ses associés de poursuivre le travail amorcé.

«L’an dernier, quand Newy [Alex Newhook] est arrivé, on essayait de voir avec qui il allait jouer, a mentionné le Lavallois. Là, les gars savent pas mal où on veut s’en aller, le genre de jeu qu’on veut jouer. On va faire de petits ajustements, mais rien de majeur.»

Ça ne veut pas dire que tout est coulé dans le béton. Comme il l’a mentionné lors du tournoi de golf, c’est aux joueurs de forcer la main des entraîneurs.

«J’ai une idée de qui occupe quelle chaise présentement. Mais les chaises, elles viennent et elles repartent. Si tu penses que tu as une chaise, assure-toi de la garder.»

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Pour autant que ce ne soit pas la chaise électrique.

Plus haut, plus loin, plus fort

Jakov Novak effectue un saut sous le regard de Laurent Dauphin et de Mitch Freeburn dans le cadre de la journée des tests physiques au camp du Canadien, à Brossard.
Jakov Novak effectue un saut sous le regard de Laurent Dauphin et de Mitch Freeburn dans le cadre de la journée des tests physiques au camp du Canadien, à Brossard. Photo fournie par Pierre Bourgault / Club de hockey Canadien

Tout bon camp qui se respecte s’amorce inévitablement par une séance d’examens médicaux et de tests physiques. Si, autrefois, ces fameux tests étaient craints des joueurs, il semble que ce ne soit plus le cas désormais.

« J’étais très anxieux à l’approche de ces tests parce qu’ils étaient très exigeants », s’est souvenu Martin St-Louis.

« Aujourd’hui, on le sait que les gars sont en formes. En fait, les tests servent surtout à déterminer sur quels aspects ils doivent travailler. Ça nous permet de personnaliser leur entraînement hors glace », a-t-il expliqué.

Joshua Jacobs en action durant un test physique, tandis que ses coéquipiers au camp du Canadien Lucas Condotta et Jakov Novak attendent leur tour.
Joshua Jacobs en action durant un test physique, tandis que ses coéquipiers au camp du Canadien Lucas Condotta et Jakov Novak attendent leur tour. Photo fournie par Pierre Bourgault / Club de hockey Canadien

Et évidemment, les habitudes ont changé.

« À l’époque, on avait le camp d’entraînement pour se mettre en forme, a rappelé St-Louis. De nos jours, les gars s’entraînent au moins 11 mois par année. »

Si St-Louis y voit un fossé générationnel, imaginez ce que ressent Rob Ramage, le directeur du développement des joueurs du Canadien, dont la première saison professionnelle remonte à 1978.

« Quand je suis arrivé à Birmingham [dans l’Association mondiale de hockey], les gars m’ont dit que puisque c’était une très bonne ligue, les joueurs allaient être à leur pleine forme au mois de décembre. De nos jours, ils arrivent au camp et ils sont déjà prêts », a-t-il lancé

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