Pas le bon mix... vraiment?


Renaud Lavoie
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On a droit à une saison sous les attentes chez le Canadien. Si dans les dernières saisons, les blessures faisaient réellement partie de la réalité de cette équipe et pouvaient servir d’excuses, on ne peut pas dire que c'est le cas cette saison. En plus l’équipe compte cette année sur Lane Hutson qui amène une dimension qui n’existait pas auparavant.
Alors quel est le problème? Il n'y a pas une seule réponse à la question, mais une chose est certaine, les meilleurs joueurs de l'équipe doivent être meilleurs et le niveau d’intensité beaucoup plus élevé.
UN AJOUT NÉCESSAIRE
Joshua Roy est officiellement de retour avec le Canadien et sa présence va donner une corde supplémentaire à l'arc de Martin St-Louis.
Trop souvent depuis le début de la saison, l'entraîneur-chef du Canadien ne pouvait réellement brasser ses trios sans s'affaiblir. Oliver Kapanen n'était pas en mesure de prendre plus de responsabilités et de faire la différence dans un match et c’est pourquoi il est de retour en Europe.
Emil Heineman a de son côté eu l'occasion de se faire valoir avec Nick Suzuki, entre autres, mais il est beaucoup plus efficace sur un troisième ou un quatrième trio.
Pour ce qui est de Joshua Roy, sans être un sauveur, il va permettre à Martin St-Louis de lever le niveau de compétition dans l’équipe. Plus le niveau de compétition est élevé, plus les joueurs craignent de perdre leur poste au profit d’un autre et ça explique aussi pourquoi certains joueurs semblaient se la couler douce depuis un certain temps.
D'AUTRES CHANGEMENTS À VENIR?
Il ne faut pas retenir notre souffle et s'attendre à ce que l'aide vienne par l'entremise d'une transaction. Pas que Kent Hughes ne tente pas d'améliorer l'équipe, reste que ce ne sera pas au détriment du plan qui est en place, soit de faire jouer les jeunes.
Patrik Laine sera un ajout important dans les prochains jours, mais il faudra être patient avec lui et les dirigeants de l'équipe vont s'assurer que lorsqu'il revient au jeu, c'est qu'il sera prêt. Est-ce que cette façon de voir les choses va repousser son retour au jeu de quelques jours? On verra.
Rafaël Harvey-Pinard va passer deux matchs de plus à Laval et il n’y a d’ailleurs aucune garantie qu’il reviendra avec le CH ensuite parce qu’il doit démontrer qu’il est prêt à jouer dans la LNH. Si l’équipe juge qu’il ne peut aider le Canadien, son nom sera placé au ballottage, mais on n’est pas encore rendu à cette étape. L’autre joueur qui pourrait être placé au ballottage est Michael Pezzetta qui n’a pas joué depuis un mois, lui qui ne fait visiblement plus partie des plans de l’équipe.
LA SOLUTION?
On entend souvent que la chimie est très bonne dans l'équipe. Martin St-Louis parle souvent d'un groupe qui s’aime. C’est vrai. J’ai demandé à Brendan Gallagher pourquoi ce groupe qui a une si belle chimie n’est pas capable de donner les résultats escomptés sur la glace.
«Si on avait la réponse à cette question, on aurait la réponse. C’est important de bien s’entendre hors glace, mais c’est aussi important de se pousser entre nous. Parfois ça amène des confrontations, mais si ça vient de la bonne place, et qu’on pousse tous dans la même direction, on va être en mesure d’avoir une équipe qui a du succès.»
Cole Caufield aborde aussi dans le même sens et a une piste de solution.
«Tout le monde peut s’entendre hors glace, mais lors d’un match, ça ne devrait pas te déranger de savoir avec qui tu joues ou contre qui tu joues. La question que tu dois te poser, c’est comment tu peux aider l’équipe, comment tu peux aider les quatre autres joueurs avec toi sur la glace. Ce n’est pas toujours facile. Parfois tu sens que tu as de la difficulté sur la glace et tu tentes de trop en faire, mais si on fait les choses simples, c’est ce qui va nous rendre efficace. Faudrait être plusieurs à emprunter cette voie, moi le premier. Mais c’est plaisant de passer au travers de nos insuccès parce que ce n’est pas facile, c’est un moment important pour nous et il sera intéressant de voir quand et comment on va s’en sortir.»