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Pas facile, la vie après Trudeau

Photo portrait de Guillaume St-Pierre

Guillaume St-Pierre

2025-01-20T05:00:00Z

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OTTAWA | Ça y est, les deux candidats vedettes de la course à la direction du Parti libéral du Canada ont officiellement lancé leur campagne.

Premier constat: la vie sans le mal-aimé Justin Trudeau ne sera pas un long fleuve tranquille pour les militants libéraux.

Tant Chrystia Freeland que Mark Carney ont connu des débuts chancelants et chaotiques.

Ils ont tour à tour appris à la dure que la barre est haute, qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur et qu’ils seront pressés par le temps pour s’ajuster et prendre du galon.

Se débarrasser de Justin Trudeau pour avoir la chance de prendre sa place était probablement le bout le plus facile.

Coup d’éclat

Chrystia Freeland s’est officiellement lancée hier dans la course, dans un événement qui semblait réglé au quart de tour.

Une salle survoltée, des témoignages touchants de ses enfants, un lancement de politicien d’expérience.

Surtout, une énergie qui manquait cruellement à Mark Carney.

Puis vinrent les manifestants propalestiniens, qui ont fait dérailler son plan et exposé d’énormes brèches de sécurité.

Un d’eux s’est même approché d’elle à quelques centimètres, ce qui a provoqué l’intervention du député québécois Stéphane Lauzon.

Les manifestants étaient si nombreux, qu’après leur coup d’éclat, la salle s’en est trouvée clairsemée.

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Les députés qui l’appuyaient et les militants derrière elle ont vite perdu le sourire.

Une autre vitesse?

Mark Carney, lui, n’a pas trébuché, mais il n’a pas particulièrement inspiré, avec un discours soporifique, vendredi dernier, entre autres à cause d’un problème de télésouffleur.

C’est tout le défi de cette course: trouver une erre d’aller en quelques semaines.

Carney et Freeland devront rapidement trouver une autre vitesse, sinon plusieurs militants libéraux vont finir par se dire: tout ça pour ça?

Et ils n’ont pas fini d’être bousculés.

Poilievre se questionne

On peut s’attendre à ce que, dans les prochains jours, Donald Trump force un peu tout le monde de ce côté-ci de la frontière à trouver le ton juste face à ses menaces.

On sait déjà que Chrystia Freeland veut se poser en celle qui n’a peur de rien, prête à en découdre face à Trump avec des représailles tarifaires équivalentes.

On sent Pierre Poilievre plus hésitant sur la question, lui dont une bonne partie de la base de partisans admire malheureusement le président.

Il devra aussi se trouver un autre slogan avec le départ de Justin Trudeau, puisque le prochain chef libéral se débarrassera de la taxe carbone telle qu’on la connaît.

Poilievre se sent peut-être rassuré en voyant les difficultés des deux principaux candidats libéraux, lui qui a appris dans les deux dernières années à faire lever une salle.

Mais les libéraux ne sont pas les seuls à avoir devant eux un travail d’introspection.

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