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Pas facile de faire ses débuts dans la NFL...

Caleb Williams est devenu le premier quart-arrière choisi au premier rang du repêchage depuis 2002 à remporter son baptême du feu

Sans faire de flammèches, Caleb Williams est devenu l’un des rares quarts-arrières sélectionnés au sommet du repêchage à remporter son premier départ dans la NFL.
Sans faire de flammèches, Caleb Williams est devenu l’un des rares quarts-arrières sélectionnés au sommet du repêchage à remporter son premier départ dans la NFL. Photo GETTY IMAGES / AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-09-08T20:59:46Z

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Un quart-arrière a beau multiplier les jeux spectaculaires sur la scène universitaire, remporter le trophée Heisman décerné au joueur par excellence et être sélectionné au tout premier rang, il découvre toujours rapidement que la NFL est un autre animal. Parlez-en à Caleb Williams, qui a souffert malgré la victoire des Bears.

Rendons tout de suite au jeune quart recrue ce qui lui revient. Avec son équipe qui a signé un gain de 24 à 17 face aux Titans, il est devenu le premier quart-arrière choisi au premier rang du repêchage depuis 2002 à remporter son premier départ.

Avant que vous posiez la question, qui était ce fameux quart-arrière de 2002? Il s’agit de David Carr, avec les Texans de Houston, qui arrivaient dans la NFL comme équipe d’expansion. C’est signe qu’une première victoire n’est vraiment pas gage d’une grande carrière.

C’est signe aussi que c’est un moment qui n’est vraiment pas évident. Parce qu’il y a eu toute une liste d’épicerie regroupant 15 quarts-arrières ayant échoué à leur premier départ depuis cette fameuse saison de 2002.

Attaque anémique

Caleb Williams, donc, en a arraché pas à peu près malgré le résultat en sa faveur. Il n’a réussi que 14 de ses 29 passes pour des gains minimes de 92 verges. On parle ici de gains astronomiquement faibles de 3,2 verges par passe tentée. Pour vous donner une idée à quel point c'est faible, sachez que le dernier quart-arrière des Bears à avoir remporté un match avec une moyenne de verges par jeu aussi basse est nul autre que Jim Harbaugh... en 1991!

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En incluant les deux sacs du quart dont il a été victime, les Bears n’ont généré que 63 verges nettes d’attaque aérienne. Ils avaient en théorie autant de chances de gagner ce match avec une si piètre récolte que moi de décrocher un prix Pulitzer en vous décrivant un match de ballon-balai à Saint-Évariste-de-Forsyth.

Reste qu’il y a désormais le chiffre 1 dans leur colonne des victoires et que c’est tout ce qui compte. Le but ici n’est pas de ridiculiser un jeune quart-arrière qui débute, mais de démontrer que même les plus flamboyants espoirs dans la NCAA se butent régulièrement au mur de la NFL à leurs premiers pas dans la grande ligue.

De meilleurs jours à venir

Photo GETTY IMAGES / AFP
Photo GETTY IMAGES / AFP

Tout ça, sachant que Williams peut miser sur deux receveurs productifs en DJ Moore et en Keenan Allen, en plus d’un autre premier choix en Rome Odunze, sans parler du porteur de ballon D’Andre Swift.

Et c’est justement toute l’attaque des Bears qui a été au neutre. Il est renversant de réaliser qu’ils n’ont gagné que 11 premiers jeux et 148 verges au total, mais qu’ils ont tout de même volé ce match.

La priorité sera d’amener Williams à se calmer. À plusieurs reprises, il a quitté une pochette protectrice intacte pour rien. Sa manie de tournoyer sur lui-même a aussi coûté 29 longues verges sur deux sacs. Il devra vite comprendre qu’à un tel niveau de jeu, face à des joueurs défensifs tous aussi athlétiques que lui, il est maintenant parmi les mortels. Ses pouvoirs de Superman ne sont pas évaporés, mais il devra apprendre à se les réapproprier après avoir apprivoisé la base.

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Au risque de se répéter, le plus important est que, malgré cette triste performance offensive, les Bears s’en sont sortis indemnes. Ce n’est que positif pour la confiance de l’équipe et de son quart-arrière.

Un grand merci, cependant, à la défense qui a inscrit un touché sur une interception de Tyrique Stevenson et aux unités spéciales qui en ont ajouté un autre sur un botté bloqué.

C’est à ses coéquipiers que Williams doit cette première victoire à la suite d’une remontée de 17 points. Il a tout son temps pour leur rendre la pareille.


5 MOMENTS CLÉS

1. Pauvres quarts recrues!

Getty Images via AFP
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Quand on vous dit que ce n’est pas facile de commencer dans la NFL comme quart-arrière, il n’y a pas que Caleb Williams qui est concerné. Jayden Daniels, avec les Commanders, et Bo Nix, avec les Broncos, ont aussi subi la défaite. Daniels a gagné 184 verges par les airs et 88 au sol, mais les Buccaneers ont écrasé les Commanders 37-20. Nix a bien paru en fin de match avec un touché au sol et une bonne commande de l’attaque, mais il a quand même été limité à 138 verges par la passe, en plus d’être victime de deux interceptions, face aux Seahawks.

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2. TJ Watt le destructeur

Getty Images via AFP
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Combien de joueurs défensifs peuvent aller chercher à eux seuls des victoires au même rythme que TJ Watt? Le méchant garçon des Steelers a harcelé Kirk Cousins sans arrêt dans la victoire face aux Falcons. Il a terminé avec quatre plaqués, dont un sac du quart dans les derniers instants de la rencontre, en plus de frapper Cousins à trois autres reprises. Il a aussi recouvré un échappé au passage et il n’y a rien qu’il ne peut faire. Pas un joueur n’a été plus dominant que lui, toutes positions confondues, toutes équipes confondues.

3. L’effet domino canadien

AFP
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Le jeu qui a fait tourner le vent du côté des Dolphins face aux Jaguars a été l’œuvre de l’excellent maraudeur canadien Jevon Holland. Avec une avance de 17-7, les Jaguars cognaient à la porte des buts sur une belle course de Travis Etienne. C’est là que Holland a sorti son poing de boxeur pour provoquer un échappé. Sur le jeu suivant, Tua Tagovailoa a rejoint Tyreek Hill pour un touché de 80 verges. En deux jeux, plutôt qu’un pointage de 24-7, c’est soudainement devenu 17-14. Les Dolphins l’ont finalement emporté 20-17 sur un placement de dernière minute de Jason Sanders.

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4. Un touché... dynamique

Jusqu’ici, le nouveau format de retour de botté «dynamique» de la NFL est un succès mitigé. Il y a bien quelques retours de plus que dans les dernières années où ce jeu mourait à petit feu, mais rien pour crier victoire. Il serait toutefois malhonnête de ne pas signaler le long retour de 96 verges de DeeJay Dallas, des Cardinals, pour un touché. Le retour a permis aux Cardinals de réduire l’écart à trois points au quatrième quart, mais ultimement, ce jeu n’a pas fait la différence puisque les Bills l’ont emporté 34-28.

5. Nouveaux venus payants

Getty Images via AFP
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Personne ne doit partir en peur avec une victoire des Vikings face aux Giants, qui ont extrêmement mal paru. N’empêche que le nouveau quart-arrière des Mauves, Sam Darnold, a été très précis avec 19 de ses 24 passes réussies, dont deux pour des touchés. Un autre nouveau venu, le secondeur extérieur Andrew Van Ginkel, a ramené une interception pour un touché. Le porteur Aaron Jones, un autre nouveau à bord, a couru pour 94 verges et un touché.

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LES GAGNANTS DE LA SEMAINE

1. JK Dobbins

Plus personne ne donnait cher du porteur de ballon des Chargers JK Dobbins. Il a raté les saisons 2021 et 2023 en raison de graves blessures au genou et au tendon d’Achille. À son premier match avec les Chargers, il a explosé pour 135 verges au sol et un touché.

2. Les Saints

D’accord, les Panthers ne valent pas cinq cennes, mais les Saints ont dominé outrageusement avec 47 points. Ils n’ont dégagé que deux fois, quand ils ont levé le pied au quatrième quart avec une avance de 37 points. Derek Carr compte trois passes de touché.

3. Joe Mixon

On donne souvent le mérite à CJ Stroud pour les victoires des Texans et il a encore bien fait avec deux passes de touché, mais l’ancien porteur des Bengals Joe Mixon a été la clé dans la victoire face aux Colts, avec une énorme journée de 30 courses pour 159 verges et un touché.

4. Baker Mayfield

À chaque fois qu’on doute de lui, il répond. Baker Mayfield a été sans faille aux commandes de l’attaque des Buccaneers avec 24 passes réussies en 30 tentatives, 289 verges et surtout, quatre touchés. Une clinique!

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5. Greg Rousseau

L’ailier défensif des Bills connait des hauts et des bas depuis le début de sa carrière, mais il a chauffé les oreilles de Kyler Murray et des Cardinals avec trois sacs du quart. Pourvu que ça se poursuive...

LES PERDANTS DE LA SEMAINE

1. Will Levis

Bon, on a bien parlé des Bears et de Caleb Williams, mais son visà-vis chez les Titans Will Levis n’a pas exactement amorcé sa première saison comme partant du bon pied. Il n’a gagné que 127 verges et a été victime de trois revirements. Ce n’était pas chic!

2. Les Giants

Ne parlons même pas de leur performance misérable et soulignons plutôt leur uniforme horrible. On comprend le point, c’est rétro et il y a du très beau rétro, mais aucun être humain ne devrait être obligé d’endurer pareille ignominie. C’est offensant.

3. Bryce Young

Les Panthers ont préféré Bryce Young à CJ Stroud l’an dernier. Ils n’ont pas le choix de croire en lui, mais Young semble perdu. Il n’a pas réussi 50% de ses passes face aux Saints et a été deux fois intercepté. Sa frêle charpente va bientôt fendre en deux.

4. Les Browns

Ouf! Que l’attaque a été pitoyable à voir dans la dégelée subie aux mains des Cowboys! Deshaun Watson a été exécrable avec deux interceptions. À chaque jour, son lourd contrat prend insoutenablement du poids

5. Antonio Pierce

Les Raiders se sont retrouvés au 43 des Chargers avec un quatrième essai et une verge à franchir, avec six points de retard et sept minutes à jouer. L’entraîneur-chef des Raiders a choisi de dégager, une décision infiniment conservatrice. Les Chargers ont repris le ballon et inscrit un touché. Bien mérité!

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