Il ne faut pas s’attendre à un retour à la normale avant 2022 dans les cégeps ou les universités, a affirmé mardi la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, annonçant un plan d’action en santé mentale qui se mettrait en branle à la rentrée.
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Le Journal rapportait ce matin que les campus seraient à moitié remplis cet automne, puisqu’une distance d’un mètre devra être maintenue entre les étudiants, selon les directives que Québec a fait parvenir récemment aux réseaux collégial et universitaire. Le port du masque demeurera obligatoire.
En point de presse, mardi, la ministre McCann a précisé que cette distance permettrait aux campus d’accueillir les étudiants «pas loin de 60% du temps».

Le retour à une vie normale pour les étudiants, sans aucune distance physique, ne se fera toutefois «pas avant 2022» si la situation progresse positivement, a ajouté Mme McCann.
Plan d’action en santé mentale
La ministre a par ailleurs présenté les grandes lignes du plan d’action en santé mentale qui se mettra en branle dans les cégeps et les universités à la rentrée, afin d’encourager les étudiants à poursuivre leurs études malgré les défis.
L’année a été «très difficile», puisque l’enseignement à distance a représenté «un gros, gros défi d’adaptation pour tout le monde», a reconnu Mme McCann.
Un financement de 60 millions sur cinq ans, annoncé dans le dernier budget provincial, permettra d’améliorer le soutien aux étudiants et l’accès aux services tout en développant une approche commune en santé mentale parmi tous les établissements.
«C’est incontournable, il faut que l’offre soit bonifiée», a déclaré la ministre.
Les sommes investies jusqu’à maintenant ont donné des résultats, a ajouté Mme McCann, puisqu'elles ont permis de réduire de 27% les listes d’attente pour les services d’aide dans les établissements, 125 professionnels en psychothérapie ayant été embauchés depuis le début de l’année.
À la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), on se réjouit de la mise en branle de ce plan d’action, tout en demeurant sceptique sur le financement annoncé.
«On se demande si 12 millions de dollars par année, ça va vraiment faire une différence marquée, alors que les besoins sont criants», a noté la présidente de la Fédération, Noémie Veilleux.