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Pas de passe-droit pour Kim St-Pierre, qui a trouvé «la bonne chaise»

Kim St-Pierre a été honorée par le Canadien en novembre 2021.
Kim St-Pierre a été honorée par le Canadien en novembre 2021. Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2025-10-01T23:00:00Z

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Être membre du Temple de la renommée du hockey et triple championne olympique ne garantit pas un emploi. Parlez-en à Kim St-Pierre, qui est passée à travers un long processus avant d’être nommée directrice des opérations commerciales de la Victoire de Montréal la semaine dernière.

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La Québécoise de 46 ans a vu que le poste qu’occupait Marie-Christine Boucher depuis deux ans était disponible. Elle a donné son nom et, comme le commun des mortels, St-Pierre a dû répondre aux questions du département des ressources humaines, de la Victoire et de la LPHF, propriétaire des huit équipes du circuit.

L’ancienne gardienne a toujours voulu se joindre à la Victoire et réaliser le rêve de faire enfin partie d’une équipe professionnelle, impossible dans les années 2000 et 2010.

«Mais je voulais attendre la bonne opportunité. Comme Martin St-Louis dit souvent, “la bonne chaise”», a-t-elle indiqué au Journal mardi.

Kim St-Pierre réalise un arrêt spectaculaire contre la Finlande, au Championnat mondial de hockey féminin de 2008, en Chine.
Kim St-Pierre réalise un arrêt spectaculaire contre la Finlande, au Championnat mondial de hockey féminin de 2008, en Chine. Photo REUTERS/David Gray (CHINA)

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Contrairement à la plupart de ses ex-coéquipières, St-Pierre n’a jamais voulu devenir entraîneuse. Même pas pour ses garçons, Ayden et Liam, âgés de 11 et 13 ans, qui, en passant, aiment tout autant aller voir un match de la Victoire qu’une partie au Centre Bell.

«J’ai toujours été intéressée plus par le côté business. J’ai travaillé avec Canadian Tire et Adidas au cours des 10 dernières années. Quand j’ai vu cette ouverture-là, c’était le bon timing dans ma carrière», a-t-elle raconté, agréablement surprise d’avoir été embauchée.

Kim St-Pierre pose en compagnie de son mari, Lenny-Jo Goudreau, et de leurs fils, Ayden et Liam, sur le tapis rouge de l’intronisation au Temple de la renommée du hockey, le lundi 15 novembre 2021, au Meridian Hall de Toronto.
Kim St-Pierre pose en compagnie de son mari, Lenny-Jo Goudreau, et de leurs fils, Ayden et Liam, sur le tapis rouge de l’intronisation au Temple de la renommée du hockey, le lundi 15 novembre 2021, au Meridian Hall de Toronto. Photo BENOÎT RIOUX

Gros défi

Dans ses nouvelles fonctions, St-Pierre devra faire connaître le club, générer des revenus, vendre des billets et de la marchandise, chapeauter les réseaux sociaux, travailler en collaboration avec les communications, la communauté, les partisans et développer le côté entrepreneurial.

«Tout le leadership que j’ai acquis comme joueuse et dans le monde des affaires au cours des dernières années, ça va m’être utile», a noté la native de Châteauguay, qui supervisera une équipe d’environ 10 personnes.

«J’ai encore de la misère à le croire. Je veux tout savoir tout de suite. C’est tellement passionnant», a soutenu St-Pierre, qui profite d’une transition avec Boucher depuis lundi.

Caroline Ouellette et Kim St-Pierre ont croqué dans leur médaille d’or aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002.
Caroline Ouellette et Kim St-Pierre ont croqué dans leur médaille d’or aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002. Photo d’archives, REUTERS/Mike Blake

Complices de longue date

Avec la Victoire, St-Pierre retrouvera Caroline Ouellette, maintenant entraîneuse adjointe à Korie Cheverie, et Danièle Sauvageau, directrice générale, deux autres immortelles du Panthéon avec qui elle a remporté des médailles d’or olympiques.

«Danièle a toujours été là depuis mes débuts, dans les moments difficiles ou de questionnement. Elle m’a donné mes premières chances avec les équipes du Québec et nationale. Elle a été mon leader, mon mentor», a souligné St-Pierre.

«On se complète tellement bien, on a deux styles vraiment différents. On va bien collaborer et mettre la Victoire au centre de nos décisions», a-t-elle ajouté.

St-Pierre souhaite donc poursuivre le travail permettant aux hockeyeuses de profiter de visibilité et de reconnaissance, inexistantes lorsqu’elle portait les grosses jambières.

Kim St-Pierre lors du premier match à domicile de la Victoire, en janvier 2024.
Kim St-Pierre lors du premier match à domicile de la Victoire, en janvier 2024. Photo MARTIN CHEVALIER

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