Pas de nivellement par le bas, promettent les cégeps de Montréal

Dominique Scali | Journal de Montréal
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Les cégeps de la métropole, qui s’apprêtent à accueillir de nombreux étudiants avec de potentiels retards académiques, n’ont pas l’intention de «niveler par le bas» en abaissant leurs exigences.
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«Les exigences seront les mêmes. Nos diplômés, on veut qu’ils soient autant qualifiés en période Covid» qu’en période sans Covid, a résumé Diane Gauvin, directrice générale du Collège Dawson.
Le Regroupement des cégeps de Montréal (RCM) a convié les médias mercredi pour parler de la rentrée qui se déroulera en personne et sans distanciation sociale sur les campus dans les prochains jours. Les cours débuteront le 23 août dans la plupart des établissements collégiaux.
Les enseignants accueilleront alors une cohorte de nouveaux étudiants qui ont terminé leur secondaire dans des conditions extraordinaires qui risquent d’entraîner de nombreux retards et disparités : examens du ministère de l’Éducation annulés, cours virtuels ou en alternance pendant de longs mois, baisse de motivation.
«Si votre question vise à savoir si nous allons niveler par le bas, la réponse est non», assure Nathalie Vallée, président du Regroupement.
Les cégeps miseront plutôt sur l’accompagnement et le soutien. Par exemple, le Collège Ahuntsic a déjà prévu de créer un bureau dédié aux étudiants de 1ere année offrant les services d'une orthopédagogue et d'une technicienne en éducation spécialisée.
Retour du masque
Pour ce qui est de l’annonce-surprise qu'a faite le gouvernement mardi ramenant le port du masque même en classe, Mme Gauvin se dit satisfaite. «Nous croyons que c’était la bonne chose à faire. Cela va rassurer les étudiants et enseignants. Nous remercions [les autorités] d’avoir revu le plan.»
Du côté des employés, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a aussi accueilli favorablement cette annonce.
«Le retour sur les campus, c’est une bonne nouvelle, dit Éric Gingras, président de la CSQ, qui qualifie cette rentrée en présentiel de «quasi historique».
«Si ça veut dire porter le masque [...], c’est sûr qu’on ne va pas être contre ça.»
«À bout de souffle»
Les représentants syndicaux croient toutefois que les cégeps et universités peuvent faire mieux que l’an passé pour s’assurer que le personnel et les étudiants soient moins «à bout de souffle».
Certaines directions manquent de transparence et n’ont pas le réflexe de collaborer ou de consulter les gens sur le terrain, illustrent-ils.
Par ailleurs, les problèmes de santé mentale sont devenus un enjeu majeur et le soutien psychologique fait défaut sur plusieurs campus.
Les besoins étaient tellement grands l’an dernier que beaucoup de cégeps ont mis en place des initiatives en aide psychosociale qui sont maintenues en place cette année, assure de son côté le RCM.