Pas de fracture pour leur homme des grandes occasions: les Capitales poussent un soupir de soulagement


Richard Boutin
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La journée de jeudi a très bien débuté pour les Capitales de Québec. Avant de se pointer à l’aéroport pour le vol vers Chicago, Anthony Quirion a passé une radiographie à la main gauche et le résultat est négatif.
Il n’y a aucune garantie que l’homme des grandes occasions soit en uniforme pour le troisième match de la finale de la Ligue Frontière, qui se déplace à Schaumburg, vendredi, mais Quirion ne souffre pas d’une fracture malgré l’inflammation.
Repos, glace et anti-inflammatoires seront au menu pour les 24 prochaines heures avant le test ultime de l’entraînement, vendredi, avant le match. «Le plan est de jouer, a affirmé Quirion, qui a profité de l’attente à l’aéroport pour travailler dans ses livres. Ça reste à voir si je serai capable. Il faudra alléger la douleur. Je suis chanceux qu’on ait une journée de repos. En séries éliminatoires, le seuil de la douleur augmente.»
C’est un malentendu entre Quirion et le lanceur partant Greg Duncan qui a mené à la blessure du receveur. «Je m’attendais à une balle glissante et ce fut plutôt une rapide. J’ai exposé ma main pour capter la balle à effet et je n’ai pas eu le temps de me protéger. La rapide de Duncan a beaucoup de vélocité.»
Samedi soir, lors du quatrième match de la finale de la conférence Atlantique, Quirion avait été atteint à cette même main gauche. «La balle m’avait atteint à la hauteur du poignet, a-t-il indiqué. Quant au match de mercredi, j’ai néanmoins été chanceux parce que le tir m’a atteint dans le gras et le muscle de la main.»
Craignant le pire après le match en raison de l’inflammation, le gérant Patrick Scalabrini a bien accueilli le résultat négatif de la radiographie, mais il se gardait une petite gêne avant de célébrer. «Le résultat est négatif, mais est-ce que ça signifie qu’il pourra jouer? On va voir, vendredi, s’il sera en mesure de tenir son bâton. On pourrait aussi lui donner une journée de repos additionnelle et attendre au quatrième match, samedi, pour l’utiliser. On s’attendait tous à ce qu’il ait subi une fracture. Anthony est un membre important de notre équipe.»
Peu importe s’il est en mesure de sauter sur le terrain ou non, Quirion n’a pas l’intention de jouer les touristes. «Mon rôle va changer si je ne joue pas, mais je vais contribuer de n’importe quelle façon sur le banc, que ce soit en observant les séquences des receveurs, des lanceurs. Je vais m’assurer de garder les gars motivés.»
Quirion le rassembleur
S’il n’a pas été en mesure de le faire avec son bâton ou son gant, Quirion a contribué à la victoire des Capitales d’une autre façon. Il a exercé son leadership auprès de ses coéquipiers.
«J’ai regroupé les gars et je leur ai dit de se souvenir de l’équipe qui croyait en ses chances de battre tout le monde depuis le début de la saison, a-t-il raconté. Nous étions impressionnés par leurs lanceurs. Au lieu de penser à fabriquer des points, on devait se présenter au bâton plus librement. Avant le circuit de [Justin] Gideon en huitième manche, on avait placé au moins deux coureurs sur les sentiers au cours des trois manches précédentes. On mettait de la pression et on allait dans la bonne direction. Je ne sais pas si mon intervention a eu une influence ou si c’est simplement un hasard.»
Scalabrini ne croit pas au hasard. «Capitaine Quirion a ranimé les guerriers en nous. On dirait qu’on s’est mis à y croire. Des fois, une conversation émotive change la donne et ça a réveillé la gang. Il a dit aux gars d’oublier les plans de match et que tout ce dont on avait besoin, c’est neuf guerriers qui trouvent une façon de faire le travail. Nous étions amorphes et nerveux.»
«Son impact est grand dans la chambre, de poursuivre le gérant des Caps. C’est un rassembleur tout au long de l’année. C’est long, une saison, et il faut des gars comme lui pour garder tout le monde heureux, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de petits clans. On jouait nerveusement et Quirion a amené de l’émotion.»