Tous les résultats
Publicité

Pas de campagne de séduction

Photo portrait de Karine Gagnon
2022-09-20T09:00:00Z

Partager

À deux semaines du vote, Québec demeure au cœur des débats de la campagne électorale québécoise, mais sans qu’on assiste à la traditionnelle opération de séduction.

« La région est très présente dans la campagne, mais différemment, assurément », constate Philippe Dubois, chercheur et professeur adjoint à l’ÉNAP, qui observe un changement de dynamique depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir. 

« On avait été habitués à une campagne de séduction à partir de la liste d’épicerie du maire, à une surenchère à savoir qui allait en donner plus. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », note-t-il.

L’approche régionale de la CAQ, où Québec n’est plus la seule variable, se fait désormais sentir. 

La semaine dernière, le maire de Québec, Bruno Marchand, présentait une liste d’épicerie totalisant des demandes de 507 M$.

Au premier chef, l’élu a insisté sur la nécessité de régler le dossier du pont de Québec, le développement du secteur est, l’environnement et la mobilité. Avec les maires de la CMQ, il a misé sur la protection des terres agricoles.

Il fut un temps où le parti au pouvoir se serait empressé de répondre aux demandes du premier élu de Québec. Au lieu de ça, ce sont plutôt ses projets que la CAQ s’empresse de mettre de l’avant. 

Publicité

Troisième lien 

Le troisième lien en est le meilleur exemple. Les caquistes en ont fait leur projet phare.

Mais le maire de Québec répète qu’il ne l’appuiera pas sans étude ni s’il est démontré – comme on peut s’y attendre – qu’il favorise l’étalement urbain. Et qui dit étalement urbain dit aussi destruction des terres agricoles. 

Puis, lors du dévoilement de la plateforme régionale du parti, François Legault a sorti de son chapeau un projet de revitalisation du secteur de la traverse.

La pièce maîtresse consisterait à recréer le marché Champlain, disparu en 1910. Un projet dont, étrangement, personne n’avait jamais entendu parler.

Autonomie municipale

À savoir s’il était satisfait de la réponse envers ses demandes, le maire Marchand s’est contenté hier de dire qu’il s’attend « à ce qu’on soit capables de discuter ». 

Un peu plus tôt, il a néanmoins averti que le troisième lien ne se ferait pas sur le dos de Québec ni en « passant par-dessus l’autonomie municipale ». La table est mise.

Publicité
Publicité