Tous les résultats
Publicité

Pas de blues olympique pour Laurent Dubreuil, contrairement à l’après-Pékin

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-04-27T04:00:00Z

Partager

Après avoir remporté la médaille d’argent au 1000 m aux Jeux olympiques de Pékin en 2022, Laurent Dubreuil a vécu comme plusieurs le blues olympique, mais il assure que son état d’esprit et sa motivation sont très différents de ceux qu’il affichait il y a quatre ans.

Pour avoir vécu la même situation quatre ans plus tôt, le patineur de vitesse longue piste était mieux outillé pour vivre l’après ivresse olympique. « La dernière année a été difficile avec une blessure, un bris d’équipement et zéro médaille en Coupe du monde, mais j’ai aussi connu des hauts avec ma médaille aux Jeux. J’étais préparé mentalement pour avoir déjà vécu l’expérience et j’ai bien répondu en ratant mon record personnel à Heerenveen par 0 s 01 à l’occasion du championnat mondial sprint. »

De retour à Québec, Laurent Dubreuil a repris l’entraînement dès le mardi avant d’être freiné par un virus. Tout un contraste avec 2022.

« Je mangeais des chips, je me couchais tard et j’ai pris dix livres », raconte Dubreuil au sujet de son printemps 2022. « J’ai pris deux mois de congé au lieu des trois ou quatre semaines habituelles. Je n’avais pas le goût de repartir la machine et je me [demandais] pourquoi je devais me réinvestir après avoir atteint mon plus grand objectif. Après une année remplie de hauts et de bas où j’étais complètement vidé à la fin, je n’avais aucune envie de m’entraîner. J’étais comme un retraité en Floride. »

Moment décisif

La décision du Japonais Yuma Murakami de se pointer à Québec pendant huit semaines pour s’entraîner avec Dubreuil a marqué un moment décisif dans sa préparation.

« Si je ne recommençais pas, je n’allais jamais le faire », résume-t-il. « À mon retour en mai, j’étais vraiment mauvais. Quand j’ai appris que Yuma voulait s’entraîner avec moi à Québec, je me suis repris en main. Si je n’avais pas été capable de suivre le rythme parce que je n’étais pas en forme, cela aurait été un manque de professionnalisme de ma part. »

Ironiquement, cet entre-saison difficile n’a pas eu d’effets sur ses résultats. « J’ai réalisé un record de piste au 1000 m en octobre lors des nationaux à Québec, dans ce qui fut l’une de mes meilleures courses en carrière. J’ai remporté le titre au classement cumulatif de la Coupe du monde pour la deuxième fois de ma carrière, pour couronner une de mes meilleures saisons. »

Ce record de piste tient toujours malgré le passage de l’Américain Jordan Stolz lors de la Coupe du monde de février 2024.

Publicité
Publicité