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COVID-19 | «Pas d’amélioration de la courbe avant décembre»

2020-09-28T14:37:57Z

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De jour en jour, le nombre de Québécois infectés au coronavirus augmente, frôlant même les 900 car rapportés, dimanche. Un microbiologiste avance que la courbe des cas progressera au cours des prochaines semaines et ne devrait pas fléchir avant décembre. 

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Les autorités devraient annoncer aujourd’hui que la Capitale-Nationale et Montréal seront maintenant en zone rouge et dans la foulée des mesures plus restrictives seraient adoptées afin de freiner l’épidémie de COVID-19.

«Le pic de la 2e vague devrait arriver d’ici les trois prochaines semaines et on sera bien au-delà des 1000 cas par jour. Personne ne veut être 40 jours en confinement comme du 22 mars au 4 mai dernier. On a atteint des pics (de contamination) même si l’on était confiné», met en lumière le microbiologiste, Marc Hamilton.

1500 à 2000 cas par jour

La flambée des cas positifs à la COVID se poursuit. Or, il faut prendre en considération que le nombre de tests effectués au quotidien est plus élevé qu’au printemps. 

«En avril, on avait une capacité de 5000 tests par jours. Aujourd’hui, on teste plus. On va atteindre facilement les 1500 à 2000 cas par jour d’ici les trois prochaines semaines, et ce, sans aucun doute», pronostique Marc Hamilton. 

Autres virus 

«On tombe dans les temps propices aux autres virus respiratoires qui peuvent brouiller les cartes et faire en sorte que cette 2e vague peut durer plus longtemps, car on mélange les symptômes entre la COVID, la grippe saisonnière et les rhumes», précise le microbiologiste.

Le ministre de la Santé a demandé au Québécois de restreindre leurs activités la semaine dernière et d’éviter le plus possible les contacts sociaux durant 28 jours. Est-ce suffisant?

«Ça n’ira pas avant le début décembre avant que l’on voie une amélioration de la courbe. En mars, on était 100% confiné et ça n’a pas empêché d’avoir une vague qui a été dévastatrice qui a atteint les CHSLD. On a connu des pics et tout le monde était à la maison», formule Marc Hamilton. 

«Le gouvernement veut peut-être agir deux semaines avant. Le virus est dans la société, il aime les êtres humains et tant qu’il y aura des rapprochements, il y a des signes que l’infection va continuer de se propager. Est-ce trop peu trop tard? L’avenir va nous le dire», appuie Marc Hamilton.

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