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Partisans des Oilers lorsqu'ils étaient enfants, Brett Kulak et Stuart Skinner souhaitent ramener la coupe Stanley dans leur ville natale.

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-06-08T17:46:08Z
2025-06-08T19:00:00Z

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EDMONTON | Les gardiens sont des bibittes particulières, c’est bien connu. Stuart Skinner ne fait pas exception.

L’homme masqué des Oilers tient un journal dans lequel il consigne tous ses états d’âme. Que ce soit après une bonne ou une mauvaise performance. Il s’adonne également à des séances de méditation et de visualisation.

Les jours précédant le début de cette finale n’ont pas fait exception. On pourrait croire que l’Albertain s’est vu en train de soulever la coupe Stanley, parader avec elle dans les rues de sa ville natale.

Getty Images via AFP
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Un peu, oui. Mais pas uniquement ça.

«Je me suis visualisé en train de gagner et je me suis visualisé en train de perdre, a-t-il admis. Tu dois être prêt à tout».

Quand on vous dit que les gardiens sont bizarres...

Une fixation sur les gardiens

Évidemment, Skinner rêve de remporter la coupe Stanley dans l’uniforme des Oilers.

«Ce serait tellement magique», a-t-il répondu à l’auteur de ces lignes.

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À l’instar des jeunes Québécois avec le Canadien, ceux qui grandissent à Edmonton apprennent assez rapidement que les Oilers ont déjà constitué une grande dynastie. Celle des années 1980, avec Wayne Gretzky, Mark Messier et Paul Coffey en tête de liste.

Mais comme pour les jeunes générations montréalaises, cet héritage fait partie de l’histoire pour Skinner, né en 1998. Ce qui ne l’a pas empêché d’être un partisan pur et dur des Oilers.

«Je faisais partie de ces enfants qui scandaient Nuuuuuuuge pour encourager Ryan Nugent-Hopkins [aujourd’hui son coéquipier]», a-t-il indiqué.

Mais ce sont surtout les gardiens qui retenaient son attention. On peut comprendre pourquoi.

«J’avais une fixation pour tous ceux des Oilers: Rollie de goalie [Dwayne Roloson], Jeff Drouin-Deslauriers et Nikolai Khabibulin, a mentionné l’athlète de 26 ans. Je les regardais et j’essayais de prendre quelques trucs de chacun d’eux.»

«J’avais également un chandail encadré signé de Tommy Salo», a-t-il poursuivi.

Kulak et son jumbotron

Brett Kulak est l’autre joueur de la place. Né en 1994, il est venu au monde quatre ans après la dernière des cinq Coupes Stanley remportées en sept ans par les Oilers.

«Chez nous, j’en entendais parler constamment, a lancé l’ancien défenseur du Canadien. J’ai donc grandi en étant un partisan de cette équipe.»

«J’avais un paquet de trucs à l’effigie des Oilers, a-t-il poursuivi. La lampe suspendue au plafond de ma chambre était un mini jumbotron avec le logo des Oilers. Quand on allumait la lumière, le logo s’illuminait.»

Sauf que Kulak n’a pas été gâté par les Oilers. De sa naissance à 2016, ils ont raté 14 fois les séries éliminatoires.

Au cours de cette période, leur seul véritable moment de bonheur fut leur présence en finale de la Coupe Stanley en 2006. Menés par Ryan Smyth, les Oilers s’étaient inclinés en sept matchs face aux Hurricanes.

À une seule victoire du précieux, comme Kulak, Skinner et leurs coéquipiers, l’an dernier. Sauf que les Oilers de l’époque ont, par la suite, raté les séries 10 ans de suite.

«Je suis chanceux d’avoir une autre chance de la gagner avec les Oilers, a indiqué Kulak. Il n’y a rien qui me rendrait plus heureux que d’y parvenir. Ce serait fou.»

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