Tous les résultats
Publicité

Pari gagné pour l'entraîneur-chef des Oilers: Kris Knoblauch a des burnes en acier trempé

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-05-15T11:54:52Z

Partager

EDMONTON | Ça prenait des burnes en acier trempé pour choisir d’envoyer Calvin Pickard devant le filet dans un match que son équipe ne devait pas perdre.

Après tout, en 15 ans de carrière chez les professionnels, l’expérience du gardien de 32 ans en séries se limitait à quatre matchs et une période.

Kris Knoblauch a tout de même remporté son pari. Pickard a calmement repoussé 19 des 21 tirs que les joueurs des Canucks ont dirigés vers lui. Se faisant, il a aidé les Oliers à l’emporter 3 à 2 et, du même coup, niveler la série à deux victoires de chaque côté.

«Il avait l’air d’un gars qui avait déjà disputé 100 matchs de séries éliminatoires», a lancé Knoblauch, pas peu fier de son coup, après le match.

À l’aise dès le départ

Voilé par Dakota Joshua, Pickard n’a rien vu du lancer de Conor Garland, le premier à tromper sa vigilance. Joshua était également dans les pattes de Pickard lorsqu’il a fait dévier le tir de Brock Boeser.

«J’ai essayé de contrôler mes émotions le plus possible. Ce n’était pas évident en raison de l’importance du match pour nous, a raconté le Néo-Brunswickois, élu deuxième étoile du match. Mais, je me suis senti à l’aise dès le départ.»

Publicité
Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

En fait, quand on y repense bien, Pickard même s’il n’avait pratiquement pas joué dans la LNH au cours des six dernières saisons, avant son rappel en novembre, ne pouvait faire pire que Stuart Skinner.

En trois matchs face aux Canucks, l’Albertain avait cédé 11 fois sur 58 lancers, pour un atroce taux d’efficacité de ,793. En ajoutant ses départs contre les Kings, son taux d’efficacité passe à ,877. Depuis la saison 1980-1981, il s’agit du septième taux le plus faible après huit départs.

Reste maintenant à voir si Knoblauch poursuivra l’aventure avec Pickard ou s’il reviendra avec Skinner.

«Je n’ai pas encore pris de décision à ce sujet, mais la façon dont il [Pickard] a travaillé nous permet d’avoir pleinement confiance», a-t-il indiqué.

Le monstre à deux têtes divisé

Cela dit, la soirée a bien failli tourner au cauchemar pour les Oilers. En avant 2 à 0, ils ont vu les Canucks inscrire deux buts en troisième période, dont celui qui égalait la marque avec moins de deux minutes à écouler à la troisième période.

Pendant 62 secondes, on a cru que ce match nécessiterait une prolongation. C’est à ce moment qu’Evan Bouchard a déjoué Arturs Svilovs d’un tir de la pointe. Sur la séquence, Leon Draisaitl a récolté son deuxième point du match.

«Quand tu donnes une chance à Bouchard d’avoir une bonne ligne de tir comme celle-là, habituellement, ça rentre», a déclaré Vincent Desharnais.

Parlant de l’Allemand, il a été au cœur d’une autre décision payante de Knoblauch. À la recherche de solution pour stimuler la production de ses attaquants, jusque-là l’affaire d’un seul trio, le pilote des Oilers a déployé Connor McDavid et Leon Draisaitl sur des trios distincts [à l’exception de quelques présences éparpillées ici et là].

La stratégie a rapporté puisque Ryan Nugent-Hopkins a fait scintiller la lumière rouge pour la deuxième fois des séries. Il s’agissait seulement du huitième but pour un attaquant des Oilers dont le nom de famille n’est pas McDavid, Draisaitl ou Hyman.

Ça n’a pas empêché les représentants de la capitale albertaine d’utiliser leur arme de prédilection, l’attaque massive, pour ouvrir le pointage.

Draisaitl, qui d’autres, assisté par une sublime passe de McDavid, a permis aux Oilers de toucher la cible en supériorité numérique dans un neuvième match de suite. Il s’agit de la plus longue séquence dans l’histoire de la concession.

Les deux équipes ont maintenant rendez-vous à Vancouver, jeudi, pour le cinquième affrontement de cette série.

Publicité
Publicité