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Palmarès: les grands favoris, les surprises et les oubliés du top 50 de l'humour québécois du millénaire

La fondatrice de l'École nationale de l'humour, Louise Richer, a analysé les résultats avec Le Journal

Louise Richer, directrice générale de l'École nationale de l'humour.
Louise Richer, directrice générale de l'École nationale de l'humour. Photo fournie par Hugo B. Lefort
Photo portrait de Raphaël Gendron-Martin

Raphaël Gendron-Martin

2026-03-21T04:00:00Z

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Surprises, évidences, absences marquantes : ce palmarès des humoristes du millénaire, basé sur le vote de 15 experts, a de quoi faire réagir. Entre la place des femmes et la percée des jeunes, Louise Richer, fondatrice de l’École nationale de l’humour et membre du jury, analyse le tout avec Le Journal.

• À lire aussi : Palmarès : voici les 50 humoristes québécois les plus marquants des années 2000

Le mont Rushmore du millénaire

Parmi les classements de nos 15 experts, plusieurs avaient le même top 4, mais pas nécessairement dans le même ordre : Louis-José Houde, Martin Matte, Mike Ward, Lise Dion. On peut donc dire qu’ils représentent en quelque sorte « le mont Rushmore des humoristes du millénaire ». 

« Ça ne m’étonne pas qu’ils soient les quatre premiers, ce sont des incontournables », mentionne Louise Richer.


Les femmes en minorité

Dans les 50 humoristes les plus marquants du millénaire, on ne retrouve que huit femmes (Lise Dion, Mariana Mazza, Katherine Levac, Christine Morency, Cathy Gauthier, Rosalie Vaillancourt, Virginie Fortin, Mégan Brouillard). Ce nombre est faible, mais Louise Richer se veut optimiste. 

« Dans quelques années, on referait le même exercice et le portrait serait différent. C’est incroyable l’effervescence en ce moment. »

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La percée des jeunes

On aurait pu penser qu’un tel palmarès allait désavantager les humoristes plus récents. Mais étonnamment, on en retrouve 14 dans la trentaine et une dans la vingtaine. Pour Louise Richer, la présence d’une jeune comme Mégan Brouillard, 26 ans, est un bel exemple de fulgurance. 

« Je suis épatée. L’avènement des réseaux sociaux fait en sorte que Pierre-Yves Roy-Desmarais est très haut dans la liste et qu’Arnaud Soly est là. La pandémie aura révélé du monde. »


Le cas Yvon Deschamps

Humoriste légendaire, Yvon Deschamps a causé des maux de tête au jury, très partagé sur sa présence dans le palmarès. Actif jusqu’au début des années 2000, il s’est retiré vers 2010, mais est resté présent publiquement. Six membres l’ont placé dans le top 10 – dont deux en première place – et six autres ne l’ont pas inclus dans le top 50.

« Je me suis demandé où le placer, admet Louise. Il a quand même animé toute une série de galas Juste pour rire [au début des années 2000]. Yvon va rester dans l’air ambiant longtemps. »


Les grands oubliés

Certains humoristes qui ont connu de beaux succès au début des années 2000, mais qui sont plus discrets récemment ou qui étaient souvent en Europe, n’ont pas réussi à se classer dans le top 50. Parmi eux : Peter MacLeod (51e), Anthony Kavanagh (55e) et Daniel Lemire (75e).

« Claudine Mercier [58e] aurait vraiment dû être dedans, affirme Louise Richer. Elle a été marquante, mais moins présente depuis dix ans. Je suis aussi déçue que Korine Côté [53e] et Les Grandes Crues (67e) ne soient pas là. Et RBO [66e], les jeunes en parlent encore, c’est une référence. »


La vitalité incroyable du milieu

Pas moins de 103 humoristes différents ont reçu au moins un vote du jury pour ce palmarès. Pour Louise Richer, cela reflète « une vitalité incroyable » du milieu.

« Ce n’est pas pour rien que le Québec est désigné comme la Mecque de l’humour, dit-elle. Ça démontre la vitalité de la création humoristique et la diversité des propositions. »

« Ce n’est qu’un début, poursuit-elle. Ce sera un bonheur de voir l’évolution de la discipline dans un prochain palmarès, où il y aura plus de filles. »

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