Owen Beck tentera de faire profiter Hockey Canada de ses 13 minutes d’expérience


Kevin Dubé
Partager
OAKVILLE, Ontario | Équipe Canada junior sera inexpérimentée, cette année. Au total, les 23 joueurs qui feront le voyage vers la Suède, où le Championnat mondial de hockey junior aura lieu à partir du 26 décembre, compteront un total de 13 min 9 s d’expérience à cette compétition.
On n’a pas eu besoin de boule de cristal pour en arriver à ce nombre, puisqu’il est plutôt facile à établir puisqu’un seul joueur de l’édition championne de l’an dernier, à Halifax, est de retour avec l’équipe cette année: Owen Beck.
Et ce n’était même pas un régulier!
Beck avait été rappelé à mi-chemin dans la compétition après une blessure subie par l’attaquant Colton Dach et avait disputé les trois derniers matchs de l’équipe, pour un total de 13 min 9 s d’utilisation, soit un peu plus de quatre minutes par match.
«C’est certain qu’on va se fier sur lui un peu, a reconnu l’entraîneur-chef d’ÉCJ, Alan Letang, dimanche soir, au terme de la première séance d’entraînement du camp. Il sera en mesure de parler d’à quel point les matchs sont intenses et de l’importance de chaque petit détail. On en a parlé un peu dans notre rencontre avec lui et je pense qu’il va être en mesure de bien transposer ça. Par contre, je pense que nos joueurs savent dans quoi ils s’embarquent puisque ce tournoi est devenu une tradition au pays.»

Rien d’acquis
Même s’il est le seul joueur de retour, l’espoir du Canadien de Montréal préfère ne rien tenir pour acquis.
«Je me concentre seulement à faire l’équipe et, si ça arrive, je vais essayer d’être un leader et de fournir des conseils basés sur mon expérience de l’an dernier.»
Cette expérience, à Halifax, avait permis à Beck non seulement d’être un témoin privilégié du «spectacle Connor Bedard», mais aussi de voir comment cette équipe était parvenue à traverser les embûches qu’apporte ce genre de tournoi pour finalement le conclure, médaille d’or au cou.

«C’était une équipe très résiliente, l’an dernier, qui avait traversé des hauts et des bas. Quand est arrivée la ronde des médailles, la mentalité de tout le monde a changé. On savait que chaque moment était énorme et tout le monde a mis la main à la pâte et était prêt à accepter et jouer son rôle.»
Un exemple
Parlant d’accepter et jouer son rôle, Beck en a été l’exemple parfait l’an dernier, a d’ailleurs noté l’entraîneur Letang, qui était adjoint à Dennis Williams avec ÉCJ l’an dernier.
Débarqué en catastrophe le 1er janvier, il avait accepté de passer quelques minutes par match sur la glace dans le but d’aider le Canada dans sa ruée vers l’or.
«Chaque année, Hockey Canada demande à des joueurs d’accepter différents rôles qu’ils n’ont pas nécessairement dans leur équipe junior. Que sont-ils prêts à sacrifier pour qu’on atteigne notre but? Quand Owen est arrivé, il savait qu’il était avec nous parce qu’il est bon sur les mises au jeu et responsable défensivement. Ce qu’il a prouvé, c’est que peu importe où tu es placé dans l’alignement, tous les joueurs ont une chance de jouer les héros.»