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La cote d'Owen Beck sérieusement en hausse

Il joue déjà avec beaucoup d'aplomb

Ben Pelosse / JdeM
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-10-31T20:03:51Z
2024-10-31T21:06:21Z

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Owen Beck a l’air sérieux et semble plus vieux que son âge et ce n’est pas qu’une impression. On oublie qu’on a un jeune homme de 20 ans devant nous. 

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Et d’une certaine façon, Pascal Vincent qui le dirige chez le Rocket de Laval ne s’arrête pas au fait que c’est une recrue dans la Ligue américaine.

«Je ne pense même pas à ces choses-là, a confié Vincent après le match de mercredi soir. Quand on me parle de ça, j’entends toujours Mike Sullivan avec les Bruins de Boston. Je pense que c’était la première année de Patrice Bergeron, il avait dit: “je sais qu’il est jeune, mais il est capable de jouer au hockey. Qu’il ait 18 ou 30 ans, s’il peut jouer, je me fous de l’âge.”

«Je sais que c’est un jeune, mais présentement on est dans l’identification des rôles et on a eu une couple de rencontres avec lui et il absorbe l’information.»

Exigeant

Beck pointe au cinquième rang des marqueurs du Rocket avec un but et quatre mentions d’aide. Mercredi contre les Comets d’Utica, il a fourni les passes décisives sur les deux premiers buts du Rocket, le genre de passe qu’on voit au niveau supérieur.

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Homme de peu de mots, Beck concède qu’il s’adapte plutôt bien au niveau de jeu de la LAH après trois saisons dans la ligue de l’Ontario.

«J’ai tendance à être exigeant envers moi, alors j’essaie de surmonter mes difficultés au quotidien. Je baisse la tête et je travaille et chaque match amène un nouvel élément sur lequel je peux travailler.»

«Il semble être quelqu’un de mature qui est capable de prendre l’information et de l’exécuter sur la glace, ajoute Pascal Vincent. Son leadership vient de son travail et de son intensité.»

Adaptation

Peut-être que c’est sa maturité ou son éthique de travail, mais Beck s’est adapté avec aisance au jeu de la LAH qui est très différent de ce qu’il a connu dans les rangs juniors.

«Ce n’est pas facile de s’habituer dans cette ligue, je l’ai vécu quand je suis sorti du junior, c’est une autre game, explique Xavier Simoneau. Je trouve qu’il le fait assez rapidement.»

L’ailier de Beck, Jared Davidson, vante son ardeur au travail.

«Il travaille fort avec et sans la rondelle. C’est un bon patineur, il est tellement rapide et je suis un peu plus lent alors je peux arriver en retard et il fait tout le travail», rigole-t-il.

«Je suis plus ou moins surpris [par cette adaptation rapide] parce qu’il a tout le talent du monde et toute une éthique de travail.»

Caractère et rudesse

Beck n’est pas la seule recrue à se faire remarquer. Luke Tuch et Florian Xhekaj s’adaptent aussi assez bien à la Ligue américaine.

«C’est sûr qu’il y a un élément de confiance pour ce type de joueur là, admet Pascal Vincent. Mais j’ai déjà vu des joueurs qui étaient physiques dans les rangs juniors et collégiaux et qui sont arrivés dans la Ligue américaine en ayant oublié cette partie du jeu.

«Ce qui m’impressionne avec Xhekaj, il y a l’élément physique, mais il fait aussi de bons jeux avec la rondelle. Ses mises au jeu, de match en match, deviennent meilleures. S’il est capable de se trouver une niche en gagnant des mises au jeu importantes, il accumule des outils dans son coffre et il va devenir un joueur intéressant.»

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